CHAPITRE Ut
tôt que de capituler avec l'émeute, de lui céder sa Couronne sans combattre^ et de lui livrer, sans r^istance, TOrdre Social qu'il était chargé de défendre !
Sonexcuseest : dansrafraiblissementd'unàgeavancé, dans la fatigue de trois jours et deux nuits de cruelles émotions; dans TinsgOisance et l'aveugle confiance (lèses derniers Conseillers responsables ; peut-être même dans les coupables intrigues de quelques-uns d'entre eux ; et, au dernier moment, elle est encore : dans la surprise, dans le saisissement d'un danger devenu extrême, en apparence, inopinément; enfin dans la persuasion que, en abdiquant pour son petit*fils , il épargnerait le sang Français, et qu'il bornerait la révolution à ce sacrifice.
C'est ainsi que, sans aucune résistance, Royauté, Chambres, Garde nationale. Opposition même, tout a disparu, et que la société entière enfin, surprise par le coup de main de quelques centaines de factieux , s'est trouvée tout à coup désarmée et désorganisée ! Étonnés de ce triomphe inattendu, quelques utopistes républicains^ maîtres de toutes les hautes positions, de tous les centres du Gouvernement, si fatalement abandonnés, s'efforcent en vain de rétablir quelque ordre dans ce grand désordre. Au milieu de cette confusion^ toutes les forces sociales, frappées d'inertie et disséminées, n'ont plus d'autre chef que cet informe Gouvernement qui vient de surgir. Notre malheureuse société, sans autre point de ralliement, noyée dans les masses prolétaires et démagogiques déchaînées, est livrée au pillage^ et à l'incendie ! Voilà que, pour s'en défendre, chacun, sur le seuil de ses foyers, comme
au moyen âge, est forcé de courir aux armes : guerre sociale! de laquelle sans doute va renaître la guerre xitrangère, et pour l'armée entière, quel que soit le Gouvernement du pays, obligation de se dévouer au maintien de son indépendance.