‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 174 sur 302 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

alors y sut âé nbuveaux sUdôès , de nouveaux prin^ cipes! . ■ '"' '"•'

a Mais, navigateurs heureux, quand des parfums enivrants v6us annonceront ces inondes inconnus, promis à votre génie aventureux , et que , nouveaux Golombs, vous nous entendrez, atec vous, crier avec b^ansport : Tetre ! Terre ! pourquoi, même alors, votre gloire nouvelle mëcûnnaitrait^-elle une gloire ancienne", gloire consacrée, et mille fois confirmée ? Non, sans dotite! Parvenus au temple de Mémoire, vous vous respecterez dans vos devanciers ; vous songerez que ôliacun devient ancêtre à son tour ; vous craindrez d'apprendre à l'avenir à dédaigner le passé , et de donner à votre postérité l'exemple de mépriser ses ancêtres.

« Pardon , Messieurs ; tout plein encore de vos leçons et des doctrines littéraires de M. de Lévis , leur inspiration ne m'a-t-elle pas entraîné trop loin ? Fallaitil me laisser emporter ainsi par l'espoir de ce qu'il nous est possible d'acquérir, quand un sentiment douloureux devait , au contraire , me retenir tout entier dans le souvenir de ce que nous venons de perdre!

« C'est ainsi que le moment arrive pour tous, où l'on ne se rappelle ses plus douces émotions que par ses regrets. Quand les nôtres , Messieurs , ont pour objet : l'homme d'État dont la maxime était ; Goui^ernery cest choisir; le gi^and ç\\xï dans la Noblesse voyait surtout une obligation ; lorsque ces regrets portent sur un philosophe pratiquant ses Maximes j qui travaillait encore la veille de son dernier jour, après avoir écrit : Qu*on se lasse de toui^ excepté du travail l vous

né me reprocherez pas , sans doute, de tels souvenirs.

« Déjà ces regrets furent exprimés par lun de vos confrères, que des succès brillants, que toutes les su» périorités de Tesprit , et que YOtre double choix rendent célèbre» Souffrez donc que, empruntante son éloquence l'autorité qui manque à mes psuxdes, je répète après lui : « Que.je viens payer un derniertria but au littérateur, au collaborateur assidu qui parce tagea vos travaux et ne les négligea jamais; dont (c le cœur, fermé à tout ressentiment, ne rapporta de « la terre étrangère que le fruit de ses savantes ob- (i servations; dont l'esprit si divers embrassa la (( science de l'économiste, du législateur, la.délica- « tesse de l'homme de goût, la sagacité* du peintre « de mœurs : excellent confrère, qui ne fut jamais « qu'homme de Lettres à l'Académie, et fut toujours « moraliste à la Cour In

oc £nfm , Messieurs , dans ce dernier hommage à M. de Lé vis, permettez que j'ose ici me réunir à vous comme son parent et comme votre confrère , en disant encore avec M.. Etienne : « Les Lettres le pleurent « comme V amitié , leur deuil est aussi un deuil defd" « mille / » -

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