CHAPITRE IV
« abime de guerre, de ruine et d'anarchie, où le (i parti républicain et les hommes de bruit et de pré- « tendus progrès sont prêts à le précipiter. Dit^-lui « encore que je le respecte ; que je vois en lui seul « Târae , le caractère et la renommée qu'il faut pour « relever le Pouvoir, pour entraîner les Chambres, la « Garde Nationale, les électeurs , les jurés, et le Roi (( lui-même, toute Topinion publique enfin, dans la « seule voie de salut qui nous soit ouverte. Persuadez- « lui bien que, comme serviteur dévoué du Roi, « connue hounne et comme citoyen, c'est sans arrière- « pensée et sans regret que je lui offre mon porte- « feuille : comme citoyen , parce que, à mon sens, il « est le plus grand citoyen de cette époque ; comme »f serviteur du Roi, parce que lui seul peut l'arracher « à ces hommes du mouvement qui l'assiègent, qui le '< regardent connue leur créature, qui prétendent l'a- « voir conduit à son insu, peu à peu et connue par la « main, sur ce Trône qu'ils s'efforcent d'abaisser à leur '< portée, afin d'y régner en son nom. Dites-lui enfin, « s'il est permis de parler de ses penchants person- « nels au milieu d'aussi grands intérêts, que c'est « comme homme encore que je l'invoque , parce que « celle vie ministérielle , qui m'enlève à toiis mes "■ goûts, à toutes mes affections, me devient insuppor- <f table. Et cependant, tant que Lafitte y restera , je « m'y enracinerai pour* lui disputer le Roi et la France ! « Faites donc en sorte que Périer me délivre de ce « poste où lui seul peut me relever, de cette lutte « odieuse où je ne suffis plus, et d'où ma conscience ne « me permet de me retirer que s'il en accepte le péril !