‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 235 sur 302 · CHAPITRE III · texte numérisé non relu

CHAPITRE III

Dans Vannée suivante ( 1 834) ^es démagogues, vaincus dans Paris, étendent au dehors leurs machinations. Ils profitent à Lyon d'une grève d'ouvriers. Le 9 avril ils y font éclater une insurrection^ violente, * que le général Ay mard écrase après cinq jours de combats livrés à outrance.

La simultanéité de vingt autres séditions étouffées dans leur germe , à Saint-Étiehne , dans plusieurs cités, et jusque dans la garnison de Lunéville, révélait l'existence d'un vaste complot, lorsque, dans Paris même, le 12 avril , à la nouvelle attendue de ces révoltes , l'anarchie se redresse , s'arme , se retranche, et recommence une guerre infâme de guetsapens.

La répression, cette fois, fut facile et prompte; mais dans la rue Transnonain plusieurs officiers furent assassinés. Les coups étaient partis des soupiraux de cave d'une maison ; nos soldats indignés la prirent d'assaut , et n'en épargnèrent pas les habitants. Évidemment la responsabilité de cet emportement appartenait aux assassins , et cependant l'Opposition , toujours perverse , échauffant la crédulité populaire, l'imputa comme un crime au général

Page 1