CHAPITRE VIL
mais sur un ton d'ironie et d'incrédulité si naturel , que ce fait vrai me semble encore invraisemblable. Quant aux deux autres, il y avait eu dans leurs critiques j dont plusieurs étaient fondées , plus d'urbanité et beaucoup moins d'exagération.
On pourra lire ce discours à la fin du volume.
Avant de laisser derrière nous l'année 1837, rappelons ici quelques faits qui la rendent remarquable. Et d'abord le mariage de M. le Duc d'Orléans, le 3o mai, avec la Princesse Hélène de Mecklembourg-Schwerin ; celui de la Princesse Marie, deuxième fille du Roi, avec le Duc de Wurtemberg, le i8 octobre; et, le
10 juin, l'inauguration du Musée Historique de Versailles, Pantbéon de toutes les gloires delà France, heureuse conception , non-seulement protectrice des Beaux- Arts, mais à la fois politique, morale, patriotique, et royalement exécutée; magnifique et instructif spectacle , digne de son cadre , le seul convenable à ce Palais du grand siècle, et journellement offert au public de toutes les classes avec une généreuse et noble libéralité!
Quant au Gouvernement, dès le quatrième mois de cette année, on vit, après sept mois d'existence, la fin^ par le rejet de la loi de disjonction , du ministère Mole et Guizot, remplacé par le ministère Mole et Montalivet : ministère se disant de conciliation, mais flexible jusqu'à la souplesse. Il abandonne non-seulement la loi de non-réifélationy ce qui était à propos,, mais aussi celle qui établissait un lieu de déportation.
11 accorde une amnistie, dédaignée par les amnistiés eux-ménies; il ajourne l'apanage demandé pour M. le
Duc de INemours, afin d'obtenir la dotation du Prince Roy ah II renouvelle enfin la Chambre pour en modifier la majorité dans un intérêt plutôt personnel que de principes, et au risque de la diviser et d'en afTaiblir la vigueur éclairée et conservatrice.
Plus ferme au dehors et mieux inspirée , on lui dut la protection efficace de Tunis contre la Porte, et la prise de Constantine, le i3 octobre.
FIN DU UYRE THOISIÈME.