‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 27 sur 302 · CHAPITRE ÏV · texte numérisé non relu

CHAPITRE ÏV

^'ers deux heures après minuit il envoya l'orcbre * aux Ducs de Reggio et de Tarente de l'y rejoindre. Il comptait à tort que tous ces renforts arriveraient à temps, qu'il réunirait quarante mille hommes, et qu'il n'allait avoir qu'à poursuivre l'avantage obtenu la veille. Le 21 mars, à neuf heures du matin, il n'avait rallié et rangé en bataille que trente mille hommes. C'étaient, avec ses combattants de la veille : le reste de sa cavalerie, les Garder d'Honneur, Letort, les chas* seurs et les grenadiers à cheval de la Vieille Garde, attardés la veille aux Grès, et qui s'étaient fait jour, avec perte de deux cents chevaux, au travers de l'aile gauche Wurtembergeoise, enfin Oudinot, avec trois vieilles brigades, récemment arrivées d'Espagne.

Mais qu'importait cet accroissement de nombre, si faible encore? C'était un danger de plus dans cette position dominée et sans retraite ! En effet, la veille au soir, la gauche des Alliés était arrivée en vue de Plancy ; leur droite, repoussée par Ney, mais arrêtée à Chaudrey, venait de s'y renforcer ; leur centre s'était avancé, entre ces deux ailes, sur la plaine haute qui domine Ârcis. Enfin, dès le point du jour, loin de fuir, ils venaient de mettre en mouvement, et de faire converger à la fois sur Arcis toutes leurs forces !

Alors, du fond du bassin de cette ville, d'où I'Ik)rizon paraissait libre encore, importuné par les rapports alarmants de ses avant-postes. Napoléon, montant à cheval, poussa jusque par delà Torcy, et, n'a-

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