‹ Histoire et mémoires (volume 2)Chapitre 67 sur 302 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Un picfueur, envoyé par le Duc de Vicence, venait d'arriver. La capitulation convenue la veille, 3o mars, vers cinq heures du soir, avait été complétée et signée à deux heures du matin. Paris appartenait à la Coalition ! Les bivouacs ennemis jetaient, de la rive opposée, des lueurs menaçantes. Il n'y avait plus qu'à retourner à Fontainebleau. Napoléon s'y laissa conduire. 11 y arriva à six heures du matin, après avoir ordonné aux débris des corps de Mortier et de Marmont de prendre position sur TEssonne.

Un témoin a écrit que Napoléon rentra dans Fontainebleau accablé encore. Deux de ses officiers qui le suivaient, Canouville et Corbineau, disent que dans cette ville, à l'aspect de leur Empereur repoussé de sa capitale, les habitants accoururent sur son passage, les mains jointes, la figure consternée; qu'on entendit des sanglots, et que, de tous ces yeux, silencieusement attachés sur cette grande infortune, il coulait des larmes !

On sait que là, dans son malheur, il évita les souvenirs de son bonheur passé, et que, refusant de rentrer dans ses grands appartements , il ne prit dans

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