CHAPITRE JX. aM
lie son naturel , que^ sans Téclat de sa gloire dans les yeux y dans les gestes et dans les acclamations de tous, il ne se serait point aperçu qu'il avait fait une action sublime !
Et ce .n'était pas un enthousiasme de surprise. Chacun de ces derniers jours avait eu ses hommes remarquables, entre autres : cehii (hi iG, Eugène; celui du 17 , Mortier ; mais dès lors tous proclamèrent Ney le héros de la retraite !
Cinq marches séparent à peine Orcha de Smolensk. Dans ce court trajet , que de gloire recueillie ! Qu'il faut peu d'espace et de temps pour une renommée immortelle! Et de quelle nature sont donc ces grandes inspirations, ce germe, invisible, iinpalpable, des grands dévouements, produits de quelques instants, issus d'un seul cœur, et qui doivent renq^lir les temps et l'immensité?
Quand , à deux lieues de la , Napoléon apprit que INey venait de reparaître, il l)ondit de joie, il en poussa des cris , il s'écria : « J'ai donc sauvé mes Ai- « gles! J'aurais donné tçois cents millions de mon « trésor pour racheter la perte d'un tel homme ! »
HIST. ET UCm. —TV. l*i