‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 182 sur 232 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

(le sa toilelle : au milieu de cet ouragan , il faisait parer sa léte cTune frisure élégante et poudrée avec soin , se jouant ainsi de tous les malheurs et de tous les éléments déchaînés qui Tassiégeaient.

Près de lui , des officiers d'armes savantes dissertaient encore. Dans notre siècle , cjue quelques découvertes encouragent à tout expli(|uer, ceux-là , au milieu des souffrances aiguës que leur apportait le vent du nord , cherchaient la cause de sa constante direction. Selon eux , depuis son départ pour le pùle antarctique, le soleil, en échauffant Thémisphère du sud, y vaporisait toutes les émanations, les élevait, et laissait à la surface de cette zone un vide où les vapeurs de la nôtre , plus basses parce qu'elles étaient moins raréfiées, se précipitaient. De proche en proche, et par une même cause, le pùle russe, tout surchargé des vapeurs qu'il avait exhalées, reçues et refroidies depuis le dernier printemps , saisissait avidement cette direction. Il s'en déchargeait par un courant impétueux et glacé qui rasait les terres russes, en roidissant et en tuant tout sur son passage.

Quelques autres de ces officiers remarc|<iaient avec une curieuse attention la cristallisation régulière et hexagonale de chacune des parcelles de neige qui couvraient leurs vêtements.

Le phénomène des parélies ou des apparitions simultanées de plusieurs images du soleil , que des aiguilles de glace, suspendues dans l'atmosphère, ré-

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fléchirent à leurs yeux , fut enoore le sujet de leurs observations y et vint plusieurs fois les distraire de leurs soudlrances.

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