‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 185 sur 232 · HI8T. ET MÉM. — T. T · texte numérisé non relu

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tf tous les Allemands dans leur fidélité; enfin pour oc revenir, avec des forces nouvelles et suffisantes y au <c secours des restes de sa Grande Armée.

(c Mais, avant d'atteindre ce but, ne fallait-il pas <( qu'il traversât seul quatre cents lieues de terres al- <( liées ; et , pour le faire sans danger, que sa résolu- (c tion y fût imprévue , son passage ignoré , le bruit du <c désastre de sa retraite encore incertain; qu'il en <i précédât la nouvelle , l'effet qu'elle y pourrait pro- <c duire , et toutes les défections qui pourraient en réc< sulter? Il n'avait donc pas de temps à perdre , et le c( moment de son départ était venu! »

Il n'hésita que sur le choix du chef qu'il laisserait k l'armée. C'était entre Murât et Eugène qu'il balançait. II aimait la sagesse et le dévouement de celui-ci. Mais Murât avait plus d'éclat , et il s'agissait d'imposer. Eugène resterait avec ce Monarque ; son âge , son rang inférieur répondraient de sa soumission , et son caractère de son zèle. Il en donnerait l'exemple aux autres Maréchaux.

Enfin Berthier, le canal tant accoutumé de tous les ordres et de toutes les récompenses impériales , demeurerait encore avec eux. Il n'y aurait donc rien de changé dans la forme ni dans l'organisation ; et cette disposition , en annonçant son prompt retour, contiendrait à la fois dans leur devoir les plus impatients des siens, et dans une crainte salutaire les plus ardents de ses ennemis.

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