‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 187 sur 232 · CHAPITRE XII · texte numérisé non relu

CHAPITRE XII

Mais à Tinstant même où Napoléon décidait son départ , Fhiver devenait terrible , comme si le ciel moscovite , le voyant près de lui échapper, eût redoublé de rigueur pour Taccabler et nous détruire ! Ce fut au travers de vingt-six degrés de froid que nous atteignîmes y le 4 décembre , Bienitza.

L'Empereur avait laissé le Comte de Lobau et plusieurs centaines d'hommes de sa Vieille Garde à Malodeczno. C'était là que la route de Zembin rejoignait

le grand chemin de Minsk à Yilna. Il fallait garder cet embranchement jusqu'à l'arrivée de Victor, qui le défendrait à son tour jusqu'à celle de Ney; car c'était encore à ce Maréchal et au deuxième corps, commandé par Maison, que l'arrière-garde était confiée.

Le soir du 29 novembre*, jour où Napoléon quitta les bords de la Bérézina , Ney et les deuxième et troisième corps , réduits à trois mille soldats, avaient passé les longs ponts qui mènent à Zembin , en laissant , à leur . entrée , Maison et quelques centaines d'hommes pour les défendre et les brûler.

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