‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 214 sur 232 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

A cette nouvelle, Macdonald s'înquiète, il s'irrite; il accourt de son aile droite , où peut-être il était resté trop longtemps loin des Prussiens. Cette surprise de Mittau, le danger qu'avait couru le parc de siège, l'obstination d'Yorck à ne pas poursuivre l'ennemi, les détails secrets qui lui parviennent de l'intérieur du quartier général d'Yorck , tout était alarmant. Mais pFus les soupçons étaient fondés, plus il fallait feindre; car enfin l'armée prussienne, non complice de son chef, avait combattu franchement , l'ennemi avait lâché prise, les apparences étaient conservées, et la politique eût voulu que Macdonald parût s'en contenter.

Il fit le contraire. Son humeur prompte , ou sa loyauté, ne put dissimuler : il éclata en reproches contre le général prussien , au moment où ses troupes, satisfaites de leurs succès, s'attendaient à des éloges et à des récompenses. Yorck sut habilement faire partager à des soldats frustrés dans leur attente le dégoût d'une humiliation qui n'était réservée qu'à lui seul.

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