‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 66 sur 232 · CHAPITRE m · texte numérisé non relu

CHAPITRE m

Quand T Empereur écoula le rapport de ce coml)at , il était à quelques pas à droite de la grande roule , au fond d'un ravin , sur le bord du ruisseau et du village de Ghorodinia , dans une cabane de tisserand, maison de bois, vieille, délabrée, infecte.* Là il se trouvait à une demi-lieue de Malp-laroslavetz, à l'entrée du repli de la Louja. Ce fut dans cette habilalion vermoulue, et dans une chambre sale, obscure, et partagée en deux par une toile, que le sort de l'armée et de l'Europe allait se décider !

Les premières heures de la nuit se passèrent à recevoir des nouvelles. Toutes annonçaient que l'ennemi se préparait pour le lendemain à une bataille , que lous inclinaient à refuser. A onze heures du soir Bes$ières entra. Ce Maréchal devait son élévation à d'honorables services et à l'affection de l'Empereur, qui s'était attaché à hii comme à sa création. 11 est vrai qu'on ne pouvait être favori de Napoléon comme d'un autre Monarque: qu'il fallait, du moins l'avoir suivi , lui être de quelque utilité, car il sacrifiait peu à l'agréable ; qu'enfin il fallait avoir été plus que le

Page 1