‹ Histoire et mémoires (volume 3)Chapitre 72 sur 232 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

« cendres, où des convois de blessés s'ajouteront à (( nos embarras, 911 nous ne trouverons que des dé- « bris , des traces de sang , des squi^lettes , et la h- (( mine !

(c Qu'au reste il doit son avis quand on le lui dece mande ; qu'il obéira à l'ordre qui lui sera contraire a avec le même zèle qu'il exécuterait celui qu'il au- (( rait inspiré; mais que l'Empereur seul avait le « droit de lui imposer silence , et non Murât , qui « n'était ps^s son Souverain, et qui ne le serait ja- « mais! »

La querelle s' échauffant, Bessières et Berthier s'interposèrent. Pour l'Empereur, toujours absorbé dans la même attitude, il paraissait insensible. Enfin il rompit son silence et ce Conseil par ces mots : a C'est « bien, messieurs; je me déciderai! »

11 se décida à se retirer , et ce fut par le chemin qui d'abord l'éloignait le plus promptement de l'ennemi; mais il fallut encore un cruel effort pour qu'il pût s'arracher à lui-même un ordre de marche si nouveau pour lui! Cet effort fut si pénible, il coûta tant à sa fierté, que dans ce combat intérieur il perdit l'usage de. ses sens. Ceux qui le secoururent ont dit que le rapport d'une autre échauffourée de Cosaques, vers Borowsk , à quelques lieues derrière l'armée , fut le faible et dernier choc qui acheva de le déterniiner à cette funeste résolution*

Ce qui est remarquable, c'est qu'il ordonna cette

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relraite vers le nord ^ au même moment où Kulusof et ses Russes , tout ébranlés du choc de Malo-Iaroslavetz, se reliraient vers le sud.

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