CHAPITRE II
•lïaiire la-propos, y ajouter encore, et en surveiller et hâter raccomplissement. Puis , revenant de Flessingue en Belgique , où Joséphine et le Légat l'attendaient, où même il entama yne négociation d'alliance offensive et défensive, au prix du Hanovre, avec Frédéric, il parcourut les villes belges au milieu de trans^ ports universels. Dès.son arrivée dans chacune d'elles, s'y montrant instruit d'avance de lem^ moindres néoessitës, il allait tout voir par lui-même, monuments, siteliers, collèges, hospices, canaux, établissements oivils et militaires. Aussitôt après, dans ses audiences, soit au clergé, que son attitude religieuse et la présence du Légat lui conciliaient, soit aux commerçants et fabricants, aux magistrats, aux administrateurs de toute nature, et aux habitants les plus notables, il discutait les besoins, les désirs de la cité, les intérêts et jusqu'aux sentiments de chacun , avec une oonnaissance des lieux et des hommes qui saiâssait d'étonnement : il semblait qu'il eût tout aperçu , ou tout deviné d'un premier coup d'œil! Combien de fois n'avons-nous pas vu Ses interlocuteurs , tellement surpris d'une perspicacité si vive et si pénétrante, qu'elle leur paraissait surhumaine! Comme alors notre orgueil s'enflait d'être les élus de cet homme extraordinaire , d'en paraître posséder la confiance , d'en être parfois les interprètes , enfin , d'être attachés de si près à un génie aussi grand et «lussi* universel ! Quand ces personnages se retiraient pour faire place à d'autres, quels accents d'admiration fîpappaient nos oreilles, et de quel enthousiasme de reconnaissance n' avons-nous pas été cent fois témoins, lorsque, après
son départ, ses ordres, comme autant de bienfaits surpassant Fespoir , laissaient tout en voie d'embellîssetnent, d'amélioration et de perfectionnement !