‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 171 sur 257 · CHAPITRE m. 3C · texte numérisé non relu

CHAPITRE m. 3C

il s'esl relire, dans la nuit, hors de porlée de Tarmée autricliienne.

Nonobstant cet échec, les jours suivants, i2et i3 octobre , il semblerait que Mack persévère dans cette résolution de s'échapper, lorsque, redoul^lant, et osant toujours où Tennemi n'est pas, il pousse plus loin dans le vide de ce luéme côté , en ménoie temps qu'il fait occuper fortement Elchingen par deux divisions , se ressaisissant ainsi de la rive gauche du Danube , par nous presque abandonnée* Mais cette seule voie de salut qui lui restait, comment croire que, dans son trouble, Mack ait même conçu le projet de s'en serv^ir, quand, au contraire, on voit l'Archiduc demeurer cinq jours aux environs d'Uim ; quand Mack lui-même, qui semble s'y cacher, n'en est point sorti ; quand surtout, dans ce même instant , sur la nouvelle de l'attaque de Memingen par Soult, le i3 octobre, dispersant ses forces, il envoie, de ce côté tout opposé, Jellachicl) et sept mille hommes. Évidemment^ le malheureux généralissime , incapable d'aucune détermination , flotte au gré des événements : il porte machinalement la main partout où il se sent frappé , il n'a plus sa tête!

Pendant qu'il perd ainsi quatre jours entiers, et que Soult fait capituler, à Memingen, six mille hommes abandonnés. Napoléon, encore à Augsbourg, apprend, dans la nuit du 12 au i3 octobre, la faute que lui a fait ou laissé commettre son beau- frère. Il accourt, il s en assure; et, dès ce jour même, i3 octobre, il veut que Ney repasse le Danube à Elchingen, le plus près d'Ulni qu'il soit possible; et que, de là jusqu'à Albeck,

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il redevienne maître de la rive gauche. Impatient n\ renouvelle plusieurs fois cet ordçe; lui-même e^ n vient suiTciller l'exécution !

Le i4 enfin, en trois heures, Elchingen et la riv^^— e gauche sont ressaisies par un grand effort de Ney cinquième combat partiel,, où dans sa stupeur, Macl^^, qui s'est laissé partout vaincre en détail , perd cin ^ mille soldats et un général! Déjà son armée est dimS.nuée du corps de Donawerth qui fuit en Autriche, ^^t de vingt-cinq mille hommes ou tués, ou pris à Vertingerrm , à Guntzbourg, à Albeck, à Memingen et à Elchingen. EL ^w même temps, sur l'autre rive, la tête de pont de M-a ville qu'il occupe vient d'être enlevée. Le voilà dorz^^c et de toutes parts, avec ses restes, rejeté, refoulé, e:Matassé dans Ulm. On n'y sait quel parti prendre, niq%zie devenir; les esprits y fermentent et s'échauffent; l^^s uns s'abandonnent, d'autres s'indignent, tous ma^^idissent l'incapacité du général !

On dit qu'alors, dans cette nuit du i4 au i5, JSes chefs autrichiens se sont réunis dans un conseil, cizaii, les avis s'enlre-choquant, Mack n'a pu se faire écou^«er qu'à l'aide d'un pouvoir jusque-là tenu en réserve, et signé de son Empereur. Mais ce général , qui n'a su ni fuir ni se défendre , continue à vivre au jour k jour, au gré de son ennemi et des circonstances, pendant Verneck et douze mille hommes séparés lui se trouvaient sur la route de Nordlingen; c' alors seulement que l'Archiduc, s'échappant d'Ulm n lamment avec quelques mille chevaux , court le joindre. Mack espère qu'ils pourront s'évader aijusqu'en Bohême. Pour lui, avec le reste de ses ^

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