‹ Histoire et mémoires (volume 4)Chapitre 183 sur 257 · CHAPITRE VIL · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIL

et dé leurs blessures, étaient là quatorze ou quinze^ dont-à peine (rois purent être sauvés. Malheureuse* ment je ne venais <te les découvrir que le- troisième jotirde ce silpplice: c'était Tavant^veille, et en voulant se dérobera Péihportement de rîotre victoire, qu'euxnaêirieS se Tétaient infligé !

CHÀPitRE Vil

' Pendant cetie triste reconnaissan<?e TEiupereur, faussenient renseigné sur Tévasion de F Archiduc, le cîroyaît en fuite vers Biberach et les Alpes. Il comptait sur le maréchal Soult pour lui couper cette retraite. Heyenu sinr les positions du MiGheFs Berg, conquises la Abeille, il faisait canonner Ulm, amasser des fascines, et menaçait d'un assaiit cette armée et cette ville, de Routes parts , cernéesi et dcHTiinées.

De soncôtéMack, en butte à Tanimadversion de ses généraux, leur annonçait l'arrivée des Russes près, dîsait-il, de les délivrer; il leur défendait, sur Thoniieur, de: prononcer le mot de reddition. Mais il se contredisait en demandant, ce même jour i6 octobre, \iae suspension d^armes au maréchal Ney. Gelui-ci, tout au contraire^ plaçant dans ses bouches à feu son cloquence, n'avait répondu que par des coups de canon à cette avance.

L'Empereur était en ce moment retourné à Elclîingen; la nuit du Jt6 au 17 octobre était commencée.. A \f3L nouvelle de pes pourparlers, auxquels il s'attendait, il fît écrire en France, et ailleurs, qu'il

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lenait larmee autrichienne prisonnière ; que dans une heure, elle aurait capitulé; et , m'appelaM, il me chargea, par une instruction verbale, <îourte et précise, d'aller négocier les conditions de la capitulation avec le feld-maréchal;

Je vais reproduire ici le récit de cet événement, tel que; suivant des notes prises sur place, je le fis, peu de temps après, pour le général Dumas. Ce général écrivait alors le précis de cette campagne ; mon rapport y figure comme pièce justifiéàtive. Le peu de modifications qu'ici l'on remarquera dans ce documtent, le rend, plus conforme à mes notes.

Ouarlièr imperlard'ElchlligeD, 1^ octobre.

Hier au soir, 24 vendémiaire ( 16 octobre), l'Empereur m'a fait appeler dans son cabinet. Il rii'a ordonné de pénétrer dans Ulm, de décider Mack à se rendre dans cinq jours, et s'ileil exigeait absoluniënt six , de les lui accorder. Telles ont été mes instructions. La nuit était noire. Un ouragan furieux venait de s'élever : j'ai failli plusieurs fois être renversé par la tempête. Il pleuvait à flots ; U fa:llait passer par des chemins de traversé, et éviter des bourbiers où l'ïiômWïè, le cheval et la mission pouvaient fmir avaht terme. T^i été presque jusqu'aux portes d^ la ville sans rencôrt*trer nos avant- postes ; il n'y en avait plus : faclionhairiés, vedettes, grandes gardes, tout s'était mis à cotiTert; les parcs d'artillerie même étaient abandôhnéé; point de feux , point d^étoiles. Il m'a fallu errer pendant trois heures, et inutilement, poui* trouver un géhériàî. J'ai traversé ' plûsieuris villages, et interrogé vainement ceux des nôtres qui en remplissaient lé^ tiiaisoùs.

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