CHAPITRE II
qu'alors ait été notre renaissance, mon récit va plus vite encore ! La joie d'avoir enfin atteint le t^rme des horreurs qui nous torturaient depuis neuf années entières ; d'être sorti de ces temps, les plus odieux et honteux qui furent jamais, pour entrer dans la plus merveilleuse époque de toute l'histoire; où, chaque jour, avec la vie elle;-même tous ses biens nous étaient rendus, cette joie est si vive encore dans ma mémoire, qu'elle désordonné ce récit ! Rentrons donc dans l'ordre de mes souvenirs, et disons d'abord comment s'établit cet admirable Consulat, avant d'en raconter les prodiges.