‹ Histoire et mémoires (volume 5)Chapitre 186 sur 311 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Cependant, lorsque, à la Corogne et dans Qidiz, Villeneuve trahissait un si grand espoir, à Boulogne tout venait d'achever de s'organiser. Des revues, des manœuvres, des embarquements et débarquements, mille regards avides, pleins d anxiété, incessamment jetés sur la mer, mille conjectures jour et nuit adressées à son ministre , avaient occupé Napoléon au milieu de Textréme agitation de son attente. Tous les ressorts de son imagination tendus ainsi , dans son impatience il avait, le 12 août, fait attaquer victorieusement, par Lacrosse et soixante et quinze b&timents de la flottille, la croisière anglaise. Ce jour-là , la moitié du canal de la Manche nous appartint pendant quelques heures ; TAngleterre se crut près d*étre envahie ; elle s'en émut , et Calder fut mis en jugement. Mais , à la nouvelle de Tinconcevable stagnation de Villeneuve et bientôt de sa fuite vers Cadix, elle triomphe! I^ cri de joie qu'elle poussa fut entendu de

Page 1