CHAPITRE
vancer ce maréchal à Lilienfeldt , et d'aller couvrir capitale.
L*activUé inquiète de Davout l'avait bien servi. Empereur apprit que, en deux heures, la tête de co-oine autrichienne atteinte avait été refoulée dans la ^ntagne, puis chassée de vallée en vallée; quelle ait perdu ses canons, ses drapeaux, quatre mille isonniers^ presqu'autant d'hommes tués; que le Ae dispersé fuyait vers la Carinthie, et qu'il n'exist plus d'Autrichiens entre lui et Vienne ! Mais, en même temps , Napoléon apprenait que son K)ir d'une action décisive à Saint-Pœlten , si bien éparée, était déçue; que Kutusow venait de s'éder de la rive droite du Danube sur la rive gauche, r le pont de Krems qu'il avait rompu ; qu'ainsi la emière armée russe lui échappait; qu'elle allait se ndre à la seconde , reculer la guerre , l'attirer au n, plus avant dans Test , donner peut-être le temps Prince Charles de la rejoindre , et à Frédéric de [lier ses forces , de redoubler ses menaces et de les écuter.
A ce désappointement se joignit une grande anxiété : e augmenta dans la soirée du 1 1 novembre, au bruit urd et lointain d'une forte canonnade , que la nuit ^me n'interrompit pas. Dans quel danger imprévu vait se trouver Mortier? car c'était lui sans doute li , s'avançant seul avec une tête de colonne de cinq [lie honunes, s'était inopinément heurté contre KuiOYf et quarante mille hommes ! Conunent ne pas oire perdus cette malheureuse division et ce maréchal? Quel effet allait produire sur le décourage
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ment de rA.utriche et sur rindécision de Frédéric, k bruit de la défaite d'un corps français et de Tun de nos maréchaux, en ce moment peut-être ou tué, ou tombé \ivant aux mains des Russes?
Et il n'y avait que des vœux à faire, qu*à attendre ce qu'il plairait au sort de décider. Le large et profond Danube, libre encore à cette hauteur , nous séparait de ce maréchal; ce fleuve venait même de livrer aux Russes l'un des généraux de Mortier , fuyant éperài sur une barque ! Tout annonçait uu désastre : TEmpereur n'en doutait plus. Dans son inquiétude , se rapprochant du bruit du combat , il s'était avancé de Mœlkt à Saint-Pœlten^ où son premier espoir d'ane victoire se trouvait remplacé par la crainte d'un revers. Ici j et au bruit des coups , son agitation ivdoubla. Officiers j aides de camp , tout ce qu'il avait sous la main , il l'envoyait aux nouvelles. Tout entier au péril de Mortier, il suspendit la marche de l'invasion : derrière lui à Mœlkt, celle de Bemadotlei et de la flottille ; devant lui , celle de Murât , qu'il gourmanda « de sa précipitation à s'être avancé, oonune (c un enfant, jusques à la porte de Vienne 1 » A ordonne même au maréchal Soult, qui suivait ce Prince, de rétrograder. Enfin, le lendemain la novembre , vers deux heures du soir, le retour de TUaid et de Lemarois venait de calmer son anxiété, qoand un aide de camp de Mortier arriva.
La veille au matin, dit-il, le maréchal Mortier et le général Gazan avaient poussé l'ennemi depuis Dicmstein jusqu'en vue de Krems ; ils lui avaient enlevé quinze cents hommes; ils continuaient, lorsque, sou*