‹ Histoire et mémoires (volume 5)Chapitre 264 sur 311 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

de quelques autres sur nos pertes maritimes ; mais elle a dû applaudir à de justes et nouvelles expressions de reconnaissance pour le dévouement de notre armée, pour celui du peuple, et pour la fidélité de l'Espagne à notre alliance.

Quant à Tinépuisable activité de Napoléon après avoir ressaisi l'administration intérieure de l'Empire , je m'en tiendrai à une simple nomenclature ; et peutêtre dois-je encore m'en excuser, le récit du bien fatiguant plus le lecteur que celui du mal, soit que le mal touche plus de cordes en nous, ou que, créés pour la lutte, telle soit notre nature, qu'elle se lasse plus vite du spectacle du bonheur que de celui de l'infortune. Abrégeons donc en disant seulement, qu'on dut à cette admirable administration l'entretien et le perfectionnement de toutes les créations les plus utiles, la construction de ponts nouveaux, de canaux et de voies de communication de toute espèce. De nouvelles mesures furent prises pour la réédification trop lente de Lyon , pour l'institution des Prud'hommes , et surtout pour celle de l'Université. Napoléon luimême, devant son Conseil d'État , en développa tout le système, les inconvénients actuels inévitables, et les améliorations successives. Ce fut avec une clairvoyance, une science, une appréciation du passé et de Tavenir, que l'étonnement de ses Conseillers les plus habiles et tant de bienfaisants résultats ont ineffaçablement transmis à l'admiration et à la reconnaissance nationales. Quelque grand que sur les chanips de ba. taille son génie eût été, tous le trouvèrent, dans um Conseil, plus extraordinaire et plus grand encart:

49) LIVRE TINGTlfiHE.

Il en fut ainsi de son système de financeSi qiii créa des contributions indirectes pour diminuer les contributions directes, et du perfectioDnëinent de celte mémorable fondation de la Banque que lui doit b France. Quant au Trésor, qu'il confia alors à MollieD, choix habile des hommes, r^lements, répression d*abus scandaleux, tout atteste encore les inspirations d*un même génie ! En même temps l'industrie manufacturière française, de plus en plus excitée et encouragée, fut aflranchie de la concurrence étrangàrequî en étoufTait le développement. Des écoles anatomiques , de nouvelles écoles d'arts et métiers , des musons d'éducation pour les filles des membres de la Lé^n d'Honneur, furent instituées; des mesures prises pour qu'une éducation nationale, exclusive de toute autre, fut donnée aux départements nouvellement réunis. Le nombre et la liberté des théâtres furent linûtés; une foule de monuments, ou furent commencésy ou s'achevèrent ; tels par exemple, dans Paris, la colonne triomphale de la place Vendôme, la rue de la Rûx, le quartier des Tuileries, la réunion du Louvre à ce Allais, la façade actuelle du Palais du Corps Légishtif, et VÉglise de la Madeleine. Quarante-quatre fontaines nouvelles coulèrent jour et nuit pour l'utUitë et la salubrité ; et ce n'était là que le commencement de ce vnstc réseau de conduits souterrains qui se complète aujourd'hui dans la capitale.

Ajoutons un règlement sur le roulage, des primes d'encouragement à l'agriculture et aux haras; deslcNS de douanes, des ordres de saisies contre les produiH anglais, débuts du système continental; puis d*autres

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