CHAPITRE XL
jour en Espagne , ce péril ne l'occupa guère. On ver nait de le voir encore à Valladolid s'aventurer seul, insoucieusement, au milieu de quarante moines qu'il harangua , les accablant, sans craindre leur colère , de reproches aussi inutiles que mérités!
Le 18 janvier 1809 il sortait de cette Espagne que seul il jeût pu dompter, qu'il ne revit plus, et qui nous perdit. Il y laissait, avec le Roi son frère, trois cent mille hommes, sous cinq maréchaux et plusieurs généraux, chacun commandant en chef. Leur tâche était d'achever de conquérir non-seulement ce qui restait de l'Espagne , mais encore le Portugal. Mais qu'était-ce que trois cent mille baïonnettes, inévitablement divisées en tant de corps, sur un aussi vaste espace, et sous tant de chefs trop souvent en désaccord , contre une armée anglaise qui se préparait sous un seul et habile général, et surtout contre un sol hérissé de monts, de rocs, et de douze millions d'implacables et trop justes haines?
FIN DU LITEE YINGT-TROISliMB.