CHAPITRE IV. 41f
rais avec quel génie, dès qu'il avait été personnellement satisfait du fruit de ses œuvres, il avait su s'arrêter, se retourner, et s'associer à ses victimes.
Mes conclusions furent toutes différentes. Dans cette singulière justification, si l'on pouvait reconnaître un personnage dégoûté des crimes auxquels il devait son élévation, depuis que ces cruautés lui étaient devenues inutiles et même nuisibles, je vis surtout le plus audacieux des intrigants, toujours disposé à risquer tous les moyens révolutionnaires , ou autres , pour se conserver indispensable, à tout prix, dans la position qu'il s'était acquise : ministre dangereux au Gouvernement qui l'employait , prêt sans cesse à le trahir, et ne le servant que dans l'intérêt de sa propre cause !