CHAPITRE XI
phiques! On y verra combien ses considérations, ses recommandations, sur l'esprit des journaux ,• sur les séances académiques , sur l'éducation des femmes , furent admirables de bon sens, de prudence, de discernement, et de style aussi ! Il en fut de même de ses conseils aux Rois de Naples et de Hollande. Instruit de tout par des lectures rapides , par des correspondants bien choisis; appréciant tout, penchants, passions, intérêts et caractères, il jugeait de tant de choses si diverses d'un coup d'œil si prompt, si sûr et si pénétrant, qu'il semblait être à la fois présent partout ! On accusera ces vérités d'invraisemblance; ces éloges, d'exagération ; on les attribuera à des illusions de séides de sa gloire ; et pourtant, dès lors souvent rebutés par la fatigue, par mille souffrances, mainte fois nous fiimes plutôt disposés à juger sévèrement le Chef qui nous les imposait ; mais bientôt, à ses écrits, à ses actes, à ses paroles, nous nous sentions ressaisis d'une admiration que l'histoire, si elle est fidèle, si elle sait recueillir et citer à propos, non-seulement justifiera, mais fera partager aux siècles à venir !
Malheureusement nous approchions de l'époque où ce génie, au-dessus de toute comparaison , allait s'égarer!