‹ Histoire et monuments des émaux byzantinsChapitre 20 sur 43 · MONUMENTS U ’ ÉMAILLÉ RIE BYZANTINE · texte numérisé non relu

MONUMENTS U ’ ÉMAILLÉ RIE BYZANTINE

comme aux prérogatives des souverains, modifiées suivant les fluctuations politiques. Toutes ces circonstances sont autant d’obstacles pour une saine appréciation historique; celle-ci ne doit donc entrer en ligne de compte que pour juger du degré de vraisemblance d’un fait avancé. En effet, comme nous verrons plus loin, on ne peut ni assigner une date certaine à la Couronne de fer italienne ou à celle de Charlemagne, ni affirmer rien de positif par exemple sur la signification de la Couronne hongroise ou de la Couronne de Constantin Monomaque. Et, comme les joyaux européens du Moyen-Age, dont on fait remonter l’origine aux coutumes de la Cour impériale de Byzance, nous étaient presque inconnus jusqu’à présent, on s’expose fatalement à des erreurs si l’on veut faire des recherches sur ce terrain.

Il est un fait de la civilisation romaine qui ne nous est connu que dans ses traits généraux, c’est que l’empereur Dioclétien, le premier adorateur de l’Orient parmi les Césars, se coiffa, en 806 après Jésus-Christ, en signe de sa dignité impériale, d’un diadème qu’il emprunta aux Perses.1, Ce diadème avait l’aspect d’un large bandeau blanc parsemé de perles. Si l’Asie Antérieure fut effectivement la première patrie de ces joyaux, le magnifique diadème d'or du trésor de Novotscherkask avec son camée antique, ses pendeloques grecques et ses figures barbares d’animaux, a dû être un symbole de la dignité impériale à, l’époque qui précéda immédiatement la migration des peuples. Il n’est pas impossible qu'un monarque quelconque de l’Orient ait conféré cette dignité à un chef barbare de l’Asie Centrale. En tout cas nous avons là une couronne dans la véritable acception du mot. Elle est faite une fois pour toutes; c’est réellement un joyaux, c’est-à-dire un souvenir du couronnement, tandis que le diadème de l’empire romain ne fut longtemps qu’un signe distinctif impérial. C’est ainsi que sur les monnaies des premiers empereurs byzantins, à partir d’Arcadius (395 — 408) nous voyons toujours la tête du souverain ceinte d’un diadème, c’est-à-dire d’un large bandeau parsemé de perles sur les bords et dont les deux extrémités sont rattachées avec un ruban qui pend dans le dos. Les portraits des enfants de la famille impériale sont couronnés, dans certains cas, d’une guirlande de laurier, appelée UTÉtpavoç, qui était probablement en or. Et comme le diadème n’est

’) Auparavant Heliogabal portait un diadème daus ses appartements, et Aurélien quelquefois en public. Voyez Gibbon, Histoire de la décadence de l’Empire Romain , trad. française.

2) Ce trésor est conservé à l’Ermitage Impérial à St-Pétersbourg. La reproduction que de Linas en a donnée dans ses Origines de l’orfèvrerie cloisonnée , II, p. 158, planche D, est très-insuffisante.

qu’un signe distinctif, il est souvent réuni au casque, dont il forme la bordure inférieure gale a diademata). Ces diadèmes consistaient le plus souvent, du moins dans la suite, en un seul cercle métallique. Si nous avons insisté un peu sur ce signe antique de la dignité impériale, c’est qu’il est intimement lié à l’histoire des couronnes que portaient les empereurs de Byzance et, plus tard, les tsars de Russie. Les couronnes des rois et des princes (qui n’ont pas le pouvoir impérial) tirent leur origine de certains insignes guerriers, tels que les casques de différentes formes et de signification diverse.

Laissons maintenant la parole à Labarte, dont l’aperçu sur les couronnes est du plus haut intérêt pour nous, non seulement parce qu’il se rattache à l'histoire de l’émaillerie, mais encore parce que nous y voyons la première tentative de se familiariser (mieux qu’au point de vue simplement philologique) avec le cérémonial de la cour de Byzance.

Depuis l’époque de Justinien, dit Labarte, 1} le diadème fut remplacé par le stem ma (crié^ijua), un cercle d’or orné de pierres précieuses, de perles et d’émaux (?); au temps de Constantin on appelait (Jtécpavoç un cercle de ce genre. Le stemma était généralement couvert sur le sommet de la tête d’un morceau d’étoffe, également orné de pierres et de perles.

Effectivement on voit sur les monnaies, depuis Justinien jusqu'aux empereurs de Trébizonde, les monarques coiffés de la sorte. H est facile de reconnaître un stemma rien qu’à ce seul détail, que les cordons de perles et de pierres sont suspendus sur le cercle près des oreilles; on les appelle KaiécreiaTa. Puis il y a, au-dessus du cercle, trois perles plantées sur des pointes et plus haut encore une croix (sur les monnaies de Tibère cette croix surmonte un arc fixé sur le bord du cercle). Cet arc indique évidemment sur les monnaies la calotte en étoffe qui était fixée à l’intérieur du cercle. Mais, pour consolider la croix, il fallait mettre au-dessus de cette calotte deux cercles métalliques recourbés, qui, en se rencontrant, avaient précisément l’apparence de deux arcs croisés. 2) Sur la couronne de l’empereur Maurice la calotte a une forme conique. 3) Nous laissons aux numismates

■) Histoire des arts industriels, II, p. 38, 43 et suiv.

-) Codinus, De officiis, p. 100, donne à ces cercles, recouvrant la couronne, le nom êTravuiKXeîCTOv ; OT€cpavov êxovTa Kapapaç pucpàç xecraàpaç ëpirpouGév re xai ômaGev kcù èn TTXafiujv, c’est-à-dire, un diadème portant quatre cercles, par devant, par derrière et des deux côtés.

s) Voyez Sabatier, Description générale des monnaies byzantines: monnaies de Justin (518— 527), pl. XXI; de Phocas (602-610), pl. XXVII; deHéraclius (610— 64U, pl. XXIX— XXX; de Constance II (641—668), pl. XXXII— XXXIII ; de Constantin Pogonat (668—685), pl. XXXIV— XXXVI: de Justinien II (705—711), pl. XXXVII; de Léon Isaurien (716—741) et de Constantin Copronyme (741—775), pl. XXXIX— XL.

plus compétents que nous le soin de distinguer (sur la foi des originaux et non de copies souvent défectueuses), les stemmata sur les monnaies avant le YIIIme siècle, et particulièrement sur celles des empereurs iconoclastes; chez ces derniers le stemma est souvent pourvu d'un demi-cercle et d'un petit globe impérial avec une croix au-dessus; d’autres fois il a l’apparence de deux volets réunis. Quant à nous, il nous suffira de faire cette remarque générale que sur les monnaies de Nicéphore Phocas (9G3 — 969), de Basile II (976 — 1025), de Michel Parapinaque (1034 — 1041) les graveurs reproduisent toujours la ligne du demi-cercle surmontant le stemma, bien qu’au IXme siècle apparaissent déjà des variantes de cette forme, motivées soit par la fantaisie des graveurs, soit par l'aspect de la couronne elle-même, selon qu’elle était destinée à être portée par un empereur, un césar etc. Anne Comnène décrit ainsi qu’il suit la couronne impérale : „Le diadème du despote enveloppe la tête comme une calotte hémisphérique bien arrondie; les couronnes du sébastocrator et du césar n’ont point de sommet hémisphérique. “ Evidemment ici l’ancienne dénomination le diadème désigne le stemma, mot qui n’était plus de mode au temps des Comnènes et fut remplacé par celui qui désignait anciennement la couronne impériale. Cependant en aucun cas il ne faudrait voir dans cette désignation la nouvelle forme de la tiare, de la touffe ou de la toque, comme le pense Labarte qui perd ainsi de vue sa définition primitive du stemma. Par conséquent, à l’époque des Comnènes la couronne impériale est invariablement un large" cercle métallique orné de pierres précieuses, mais avec une calotte d’étoffe surmontée de deux arcs en métal croisés.

Cette sorte de diadème resta toujours le signe exclusivement distinctif de la dignité impériale, ce qui n’empêchait pas les despotes de porter aussi d’autres coiffures, qui toutefois n’eurent jamais la signification d’une couronne. Labarte confond ces deux espèces de coiffures et introduit dans l’idée de couronne diverses modifications qui n’existaient pas en réalité. Or, comme il importe de tenir compte des circonstances où ces couronnes étaient portées, il nous paraît nécessaire d’éclairer par d’autres faits la première définition de Labarte. Ce savant l’emprunte aux commentaires de Reiske1' qui fait dériver le stemma du casque, et distingue trois cercles métalliques : l’un autour, les deux autres au-dessus de la tête, se croisant à angle droit au-dessus de la calotte et surmontés d’une croix. Le texte de Constantin ne renferme, il est vrai,

’) Comment arii ad Constant inum.

HISTOIRE DES EMAUX B Y Z A N T I X S.

aucune indication sur la forme de la couronne impériale, il ne parle que des cérémonies où on la portait. Mais quelques allusions indirectes nous permettent de nous faire une idée précise de cette couronne. Constantin fait ressortir partout le caractère solennel et même sacré du stemma.'5 L’empereur ne porte pas le stemma dans ses appartements privés; le maître des cérémonies la lui pose sur la tête dans toutes les circonstances solennelles, notamment avant les processions d’église, où un cérémonial particulier est de rigueur. Alors tout le personnel de la cour chargé du service des appartements privés entoure l’empereur afin de le soustraire aux regards de l’assistance; quelquefois on lui met la couronne dans les pièces réservées à sa toilette. Dans certains solennités c’est le patriarche lui-même qui est chargé de ce soin.

Lors du couronnement il existe un cérémonial pour la bénédiction des stemmata; mais certains jours de fête, tels que la Nativité de la Vierge et pendant la semaine de Pâques, les souverains ne portaient aucune couronne; ils restaient nu-tête (ànocrKÉTracrroi), ou bien ils portaient la tiare® — touffe (toque), s’ils assistaient à une procession. Le caractère sacré des stemmata ressort aussi de ce fait qu’on en déposait toujours quelques-uns sur l’autel lors de la consécration des joyaux de la cour. Le texte de Constantin dit: stemmata. Evidemment il a en vue toutes les couronnes destinées pour divers cas.

La touffe était une calotte d’intérieur, à laquelle on suspendit plus tard des pendeloques (prependulia), comme nous le montrent les miniatures à partir du XIme siècle.® Pour un césar ce genre de coiffure changeait et prenait le nom de cpaiaôXiov;41 toutefois dans les circonstances solennelles le césar portait le axécpavoç métallique. Comme dès le X,,,e siècle cette couronne fut réservée exclusivement au césar (à une certaine époque aux fils de l’empereur, au sébastocrator etc.), on l’appela aussi tô Kaujapkiov.® Elle n’avait ni croix (OTécpavov xwpîç otaupucoû tùttoui, ni probablement arcs croisés

*) Constantinus Porphvrogenitus, De ccerimoniis aulco byzantince, I, p. 9, 14, 16, 18, 26, 39 etc. passim.

•) Ibid.. I, p. 80, 104, 188.

3) Elle fut portée d'abord (?) par l'empereur Théophile (829 — 842) peut-être en souvenir de ses triomphes d’Asie. Ibid., Appendix, p. 505.

*) «baKtôXiov biKr)v TipoiroXiûinaToç, Xéukôv xPua°é<pctvTOv, ëxtuv èiri toû perumou ôpoûupa arecpàvou XpuooütpàvTou. Ibid., Appendix, p. 500. La forme TrpoîrôXwpa est connue — ornatus capitis turritus, stemma jj an ni s facta et in vertice dansa etc. Comparez la couronne de Constance trouvée en Sicile, dans l’ouvrage de Bock : Die Kleinodien des HeilUjen Romischen Reiches Deutscher Nation nebst den Kron-Insignien lidhmens, Ungams and der Lombardei, Wien, 1864, Tafel XLIV, fig. 67.

s) Constantinus Porphvrogenitus, De ccerimoniis aulœ byzantin ce, I, p. 219, 222, 412.

MONUMENTS p’ÉMAILLERIE BYZANTINE.

pour supporter la croix, ni calotte, ce qui résulte de ce fait que Constantin accompagne toujours le mot cm'cpavoç de l’épithète xputfoGçb

Il est évident que le stemma se distinguait du stephanos précisément par cette calotte qui le transformait en couronne impériale. Plus tard le despote (dignitaire de second rang après le césar) se distingait aussi par sa coiffure, qui toutefois n’était pas une couronne, mais consistait en un bonnet (CKiâbiovi, tout garni de perles (ôXo.uàp'fapovi avec des bandes de galons d’or (xpuooKXapapiKôv (juppàieivovV Sur la calotte nommée dr)p était brodée le nom du despote. 2)

Si telle était la conformation des stemmata, on se demande ce que signifient les renseignements de Constantin sur les couleurs qui les distinguent. L’empereur portait le jour de Pâques un stemma, blanc et s’il sortait dès le matin ainsi coiffé, à son retour il en mettait un rouge, ou inversement.3) Il est probable qu’il y en avait aussi de bleus et de verts, les couleurs des deux principales parties du cirque, car nous savons que lors de la décoration solennelle du palais on exposait des stemmata verts provenant de l’église des SS. Apôtres et de bleus apportés de l’église de la Mère de Dieu de Pharos et de celle du grand martyr Démétrius.4)

Labarte suppose que les bandeaux des stemmata étaient entièrement couverts d’émail de couleur unie (sans doute nullement d’émaux cloisonnés). Hypothèse assez singulière : en effet, nous n’avons encore vu nulle part de couronnes vertes, rouges etc. (quelle que soit d’ailleurs leur ornementation); il serait bizarre d en admettre l’existence chez les Byzantins. Rien n’autorise cette hypothèse.

Evidemment on distinguait les stemmata d’après la couleur de leur calotte (en grec ôtfjp), et c’étaient sans doute ceux qu’on exposait dans les églises et à la cour, ou d’après la couleur du bandeau qui plus tard semble avoir remplacé purement et simplement le stemma. C’est ainsi que dans la fameuse mosaïque de Ste Sophie de Constantinople nous voyons un simple bandeau de pourpre parsemé de perles, comme sur plusieurs miniatures qui reproduisent les plus anciennes particularités du costume impérial.

’) Ou poô(o\oç xpuooûç, Constantinus Porphyrogenitüs, I. p, 414; crréqpavov biâXiGov, p. 423. Aux mots aréepavov xpuaoùv Constantin ajoute (p. 501) : Kcn-à tou iraXaioû tuttou.

2) Codinus, De Officiis, Bonn, III, p 13. Les notes de Gretzer et de Goar sont peu claires et confondent le stemma avec le bandeau.

3) Constantinus Porphyrogenitüs, De ccerimoniis auïœ byzantines, I, p. 86, 187, 188.

*} Ibid., p. 587.

La

Couronne de fer lombarde.

abarte essaie d’appuyer son hypothèse sur la Couronne de fer italienne (tig. G8), à laquelle nous aussi nous donnons,

bien entendu, la, première place parmi les couronnes émaillées, puisqu’elle est le plus ancien monument byzantin de cette espèce.1 2* Elle consiste en un bandeau d’or circulaire ou plutôt ovale (0,53 m. de haut sur 0,15 et 0,17 m. de diamètre), qui se compose de six parties (plaques) mobiles, réunies par des charnières. A l’intérieur il est doublé d’un cercle en fer qui, suivant la tradition, serait forgé d’un clou de la Vraie Croix, d’où ce nom curieux de Couronne de fer.8* On lui donne aussi le nom de Couronne lombarde en vertu de cette autre tradition, consignée dans les chroniques, d’après laquelle elle serait, avec les autres richesses de Monza, un don de la reine des Lombards Théodelinde (f G25), fondatrice de la cathédrale de Monza. La tradition assure, en outre, que cette reine reçut, à titre de présents, différents saintetés du pape Grégoire le Grand qui, lorsqu’il était encore légat du pape Pélage II, les avait reçues, de son côté, de l’empereur grec Constantin Tibère. Labarte se borne à montrer l’analogie de cette couronne avec celle qui figure dans un bas-relief au-dessus de la porte d’entrée de la même cathédrale (bas-relief qu’il attribue d’ailleurs faussement au VTne siècle), et il est convaincu de cette haute ancienneté de la couronne qui nous occupe. Fr. Bock fait observer non sans raison que le petit diamètre laisserait supposer plutôt un ex-voto qu’une véritable couronne,3 * * * *' qui toutefois ne daterait pas d’avant le IXme siècle et qui, selon toute probabilité, provient de la chapelle construite par le roi Bérengar f 924) à la cathédrale de Monza.

Tout en admettant les principales idées de Bock qui est un profond connaisseur du Moyen-Age, nous ne pouvons cependant partager son opinion

jVjï:

') Elle est conservée dans une chapelle de la cathédrale de Monza, près Milan; on la garde dans un reliquaire spécial du XVIIIme siècle. Muratori et Frisi en donnent une reproduction inexacte; la chromolithographie de Fr. Bock est assez bonne (voyez son ouvrage : Kleinodien des Ilei/igen Rdmischen JleicJies Deutscher Nation, Wien, 1864, gr. in-f°, planche XXXIII, 49).

2) D'après Bock, l’expression corona ferrea apparaît pour la première fois dans une Chronique de la fin du XHIe siècle.

3i Bock compare cette couronne à deux bracelets ( arrnillcp ) (tig. 69 et 70) en or, ornés d’émaux

et qui ont été trouvés en 1790 près de Kazan (voyez Bayer. De duobus diadematibns dans les Com-

mentarii Aeademice Petropolitaner, t. VIII, 1736). Mais il est probable que ces deux cercles étaient des

couronnes votives, comme toutes celles du fameux trésor de Guarrazar près Tolède, offertes aux églises

d’Espagne par des rois wisigoths.

sur un point. Ce savant considère cette couronne comme un travail byzantin très semblable au reliquaire grec de la cathédrale d’Aix-la-Chapelle; nous croyons, au contraire, en raison de sa grande analogie avec le rétable de Milan, qu’elle est d’origine lombarde. En ce qui concerne le reliquaire du trésor de la cathédrale d’Aix, il ne date que d’avant le XIme siècle

Fig. 6S. Couronne de 1er lombarde.

et ne peut, comme nous le verrons plus loin, entrer pour nous en ligne de compte. L’ornementation de cette couronne est extrêmement simple, même pauvre; elle correspond parfaitement au style lourd romano-chrétien des YI"" et VII” siècles, tel qu’il domine dans les sculptures de Ravenne. Au milieu de chaque plaque de la couronne brille un gros cabochon (émeraude, améthyste ou grenat); de là partent quatre rosettes à sept feuilles; leur dessin et leur gravure sur or assez grossiers rappellent les diptyques et les ouvrages d’or barbares. De cette espèce sont, par exemple, deux boucles d'or trouvées à Ravenne et qui avaient appartenu à un cuirasse gothique

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