‹ Histoire et solution des problèmes métaphysiquesChapitre 116 sur 182 · CHAPITRE LI · texte numérisé non relu

CHAPITRE LI

LA PHILOSOPHIE CHEZ LES PENSEURS LES PLUS INFLUENTS DE LA SECONDE MOITIÉ DU XI.V SIÈCLE

Nous avons donne, suivant Vusage, à l'éclectisme et au positivisme le titre d'écoles, mais leur commun caractère est de n'avoir pu devenir des écoles, dans le sens sérieux du mot, telles que l'antiquité en a connu, ou qu'en ont approché l'apriorisme cartésien en France et l'empirisme idéaliste en Angleterre : écoles de travail et de production, avec des principes premiers fixes, étudiés dans leurs conséquences, — abstraction faite ici de la nature des principes reçus chez les unes et chez les autres. Nous avons reconnu la cause commune de cette impuissance, dans les deux directions essayées en France après l'épuisement du condillacisme, pour i-econstituer la philosophie ou sur la tradition ou sur la science : c'est que, d'un côté, nulle vérité supérieure n'a été enseignée avec sincérité et conviction, nulle méthode, embrassant l'ensemble des questions de philosophie transcendante, en affirmant des solutions, et que. de l'autre, les questions elles-mêmes ont été répudiées. Un scepticisme fondamental s'est dégagé de celte situation. Le discrédit qui. au xvm^ siècle, n'avait atteint que la métaphysique s'est étendu, chose nouvelle et caractéristique, sur la philosophie entière et sur tout ce qui lui ressemble, dans l'opinion du monde littéraire, à l'exception du petit nombre des philosophes eux-mêmes, professeurs ou penseurs isolés. La frivolité, le culte exclusif de l'imagination, ont réduit la logique, dans les idées et dans les lettres, à passer pour de la pédanterie. Cependant, comme il faut toujours que

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