‹ Histoire et solution des problèmes métaphysiquesChapitre 70 sur 182 · LE MONDE DE MALEBRAXCIIE. LE MONDE DE SPLNOZA. LE MONDE DE LEIBNIZ · texte numérisé non relu

LE MONDE DE MALEBRAXCIIE. LE MONDE DE SPLNOZA. LE MONDE DE LEIBNIZ

La philosophie du x\'[f siècle est comme un premier lieu de conllit du principe de relativité, fruit encore latent du progrès de l'esprit scientifique, avec la doctrine théologique, dont l'iniluence se prolongeait après le discrédit des méthodes scolastiques. C'est bien ce principe, en effet, qui pouvait seul affranchir le philosophe de l'obligation de découvrir de nouveaux modes de réalisme des causes, après l'abandon des espèces

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émises et dos formes siibstanlielles, quand on reconnul que nul intermédiaire ne rendait logiquement compte du rapport de la cause à l'effet, dans celui des faits de causation qui les domine tous : l'action des corps sur la pensée, et de la pensée sur les corps. En rejotanl toutes les entités, en reconnaissant, au moins implicitement, qu'il ne pouvait plus être question que de rapports à découvrir, dans l'ordre du monde, on remonta au point originaire d'attaclic de tous les efTets possibles, donné par l'idée universelle de cause, c'est-à-dire à Dieu, sous l'acception de cause première. De là, redescendant, il y avait à reconnaître de nouveau la cause dans la volonté, en son siège principal, la personne humaine, à la définir, à remettre enfin à l'expérience la constatation ou la découverte des rapports de déterminant à déterminé, dans la nature, et des lois de leurs enchaînements. De ces deux définitions des origines ou causes des séries de phénomènes, il n'y en eut qu'une de dogmatiquement posée, dans toute sa force. L'autre, avec des réserves le plus souvent, mais vaines, vit son vrai sujet sacrifié, pour satisfaire à la passion de l'Un et de l'Absolu.

Le recours à Dieu était logique et répondait bien à la notion de cause en la suivant jusqu'au point initial où elle doit remonter pour être épuisée, et qui est celui du commencement des phénomènes en tant que créés. Puis, la relation causale réciproque des phénomènes de la pensée et de ceux de l'étendue, dès lors qu'on attribuait à ces derniers une existence indépendante de la pensée, ne laissant apercevoir en sa généralité aucune origine intelligible, il était logique d'en rapporter l'institution à Dieu, à l'instar de celle des autres grands rapports dont la connaissance nous est donnée en des synthèses indécomposables. On posait donc là, dès avant Leibniz, une véritable harmonie

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