‹ Histoire et systématisation générale de la biologieChapitre 5 sur 12 · PREMIÈRE SECTION · texte numérisé non relu

PREMIÈRE SECTION

Abt. I. — Histoire et systématisation de Tanatomie.

Quand on cherche à se représenter l’ensemhle de 1 anatomie, il est facile aujourd’hui de concevoir les divers degrés d’analyse dont cette partie de la biologie est susceptible. En établissant ces degrés d’après le plus ou moins de généralité du sujet qu’on envisage, on voit tout d’abord qu’un organisme d’une certaine complication peut toujours se décomposer en appareils, les appareils en organes, et les organes en éléments simples ou composés, constituant des tissus plus ou moins complexes.

En prenant l’ordre inverse qui représente la vraie marche analytique, on voit que, pour arriver à la notion d’organisme, il faut successivement passer par les éléments, les tissus, les organes et les appareils: les éléments préparent la notion de tissu, les tissus celle de l’organe, l’organe celle de l’appareil , et l’appareil celle de l’organisme ; il im-

HISTOIRE ET SYSTÉMATISATION DE l’aNATOMIE. 55

porte seulement de bien préciser le vrai point de vue de chacun de ces degrés.

L’anatomie générale, comprenant l’étude des élémentsetdes tissus, par suite des développements heureux qu’elle acquiert chaque jour sous l’influence d’un meilleur esprit de recherche, et d’ailleurs d’un perfectionnement intéressant dans les inslrumentsd’observafion,pourraittendreàdépasseren statique ses vraies attributions en absorbant l’étude des organes dans celle des tissus et celle des appareils dans les systèmes. La considération du parenchyme viendrait favoriser encore cet empiétement. Jepense que l’étudedes systèmes ne saurait constituer un degré précis d’analyse anatomique et doit être rattachée à l’histoiredechaque élément et de chaque tissu. Ainsi, à propos de la cellule et de la fibre, on doit en donner la répartition générale dans les différents êtres organisés. C’est là, du reste, la marche générale adoptée par Bichat (1). La considération unique d’un seul type pourrait à peine autoriser une étude isolée des systèmes et ne pourrait éloigner le vague qui s’attacherait à un tel sujet. Quant à l’étude du pa-

(1) Anatomie générale. Paris, an X, l. I, Précis analytique des matières, p. 9.

renchyme, si elle n’est pas circonscrite à une appréciation très-générale des diverses combinaisons de tissus, elle peut facilement empiéter sur l’anatomie des organes qui, sous le rapport statique, ne sont qu’une forme déterminée de tel ou tel parenchyme. Les limites dans lesquelles il faut se tenir à cet égard ne peuvent être bien senties que dans une élaboration systématique de l’anatomie. Il est facile de prévoir que toutes les fois qu’une partie de la statique sortira ainsi de ses attributions elle doit perdre son véritable caractère et manquer son effet.

La circonscription de l’anatomie des organes doit être pareillement fixée. Dans l’organe, l’élément et le tissu affectent une forme déterminée, et se présentent à l’observation dans des cas bien tranchés dont l’étude est plus facile. Chaque organe étant considéré d’abord isolément, puis par rapport à un ensemble d’organes, on arrive à se rendre compte de la constitution des divers appareils. Enfin, les appareils eux-mêmes deviennent l’objet d’un dernier ordre de recherches dont le but est la notion d’organisme. Il est ici indispensable de faire une remarque sur ce que l’on doit entendre par anatomie des appareils. L’ana-

UISTOIRE ET SYSTÉMATISATION DE l’aNAïOMIE. 57

tomie des appareils , telle qu’elle est dans nos traités, n’est que la simple description d’appareils d’organes dans laquelle, depuis Bichat, on n’a introduit aucun perfectionnement. 11 reste à faire pour les appareils ce qu’on a fait pour les organes, il s’agit d’en étudier les diverses relations et combinaisons pour etre sûrement mene a la conception de l’organisme. — Ce nouveau point de vue ne s’est traduit que par des opérations techniques très-restreintes, et je suis heureux d’en avoir le premier signalé l’utile fondation (1).

L’ensemble de l’anatomie étant ainsi brièvement exposé, je vais pouvoir aborder sans obscurité les documents historiques qui peuvent servir à une coordination générale de ses différentes parties.

Le principal des arts correspondant à la science de l’organisation, la médecine, a, de beaucoup, précédé, dans le passé, le développement de l’anatomie. La pensée que la connaissance de la structure de l’être vivant pouvait servir à remédier aux maladies qui en troublent les fonctions, ne pouvait résulter que d’un progrès très-notable de

(1) Mémoires de la Société de Biologie, Paris, 1860, t. I, section des Mémoires.

l’esprit humain. Pour l’analomie générale, bien qu’elle se soit véritablement constituée par la lumineuse coordination du grand Bichat, cependant, à défaut de moyens artificiels d’analyse, tous les esprits systématiques qui l’ont précédé n’avaient pas manqué de commencer l’anatomie par des considérations générales dont l’esprit se rattache proprement à la partie préliminaire de l’anatomie. Le chef de la philosophie ancienne (l), dans le commencement du premier livre de l’Histoire des animaux, s’exprime de la manière suivante :

« Les parties de l’animal sont ou simples ou composées. Les premières sont celles qui peuvent être divisées en parties similaires : telle est la chair; elle n’offre dans ses divisions que de la chair. Le caractère des secondes est de ne pouvoir être subdivisées en parties similaires : ainsi, la main ne se divise pas en plusieurs mains, ni le visage en plusieurs visages. Entre celles-ci, quelques-unes ne s’appellent pas simplement parties: on leur donne le nom de membres lorsqu’elles forment un tout qui a ses parties propres. La

(1) Aristote, Histoire des Animaux, irad. par Camus, Paris,

nS3, 1. 1, p. ?.

HISTOIRE ET SYSTÉMATISATION DE l’aNATOMIE. 59

lête, la cuisse, la main, le bras entier, la poitrine, sont des membres, parce que ces parties forment un tout et ont d’autres parties quHeurappartiennent. Les parties composées sont formées de la réunion des parties simples: la main, par exemple, est formée de chair, de nerfs et d’os. »

Ce passage caractéristique et ceux qui le suivent dans le même paragraphe donnent une idée des spéculations anciennes sur l’anatomie générale. Elles s’étendent ensuite dans Rufus(l) et Erasistrate (2), dans Galien (3) ; plus tard, dans Sylvius (4), Coiter (5) ; enfin, chez les brillants anatomistes des 17® et 18® siècles. Mais c’est dans Bichat que, pour la première fois, l’étude des tissus se trouve théoriquement conçue, et il n’y a plus aujourd’hui qu’à marcher sur ses traces.

11 faut néanmoins reconnaître que les travaux particuliers exécutés depuis le commencement de notre siècle ont très-heureusement étendu la portée de cette grande théorie préliminaire qui,

(1) De partihus conp. hum., p. 23, 69.

(2) Galien, Comment. I in lib. Hipp., De nat. hum., cl. I, p. 61, D.

(3) Deusuparlium, I, I, cl. I, p. 224, H. Method. medend., I, 6, cl. VU, p. Il, A.

(4) Isagoge, 1. 1, c. iv, 0pp., p. 94.

(5) Lecliones G. Fallopii, Z)epar/i6ui similaribus, in*follo. .Nor., 1675.

60 HISTOIRE DE LA BIOLOGIE. — II' l’ARTIE.

d’après les indications de Bichal, devait embrasser tous les degrés de l’analyse anatomique. En attendant qu’une doctrine convenable vienne éclairer celte première partie de l’anatomie, on doit citer avecavantage les recherches de Henle (1), Mandl (2), Lebert (3), Donné (4), Charles Robin (5), etc., qui peuvent déjà servir à une reconstruction. Je passe donc à l’anatomie des organes,‘sur laquelle porte essentiellement l’histoire des travaux anatomiques passés.

C’est en étudiant les monuments historiques de cette nation grecque, qui, par une singulière anomalie de développement, commença par être spéculative avant d’être guerrière, qu’on trouve les premières traces de l’anatomie des organes. Le progrès de cette partie de la biologie consista

(1) Traité d’anatomie générale, tvad. de l’allem. par A. J. L. Jourdan. Paris, 1843.

(2) Anatomie microscopique. Paris, 1838-1849.

[ti) Physiologie pathologique. Paris, Traité pratique

des maladies scrofuleuses et tuberculeuses. Paris, 1849. — Traité pratique des maladies cancéreuses et des affections curables confondues avec le cancer , Paris, 1851.

(4) Coursde microscopie. Paris, 1844.

(5) Des végétaux qui croissent sur l’homme et sur les animaux vivants. Paris, 1847. — Du microscope et des injections. 1849.— Tableaux d'anatomie contenant l'exposé de toutes les parties à étudier dans l’organisme de l’homme et dans celui des animaux. 1850.

HISTOIRE ET SYSTÉMATISATION DE l’ ANATOMIE. 61

longtemps dans la simple acquisition d’un petit nombre de faits particuliers; il fallut le puissant génie d’Aristote pour ébaucher une systématisation anatomique plus de trois cents ans avant l’ère catholique. Pendant cette période de préparation, il importe de déterminer d’une manière générale l’ordre suivant lequel se firent les découvertes. Ce point est d’autant plus essentiel à examiner, que déjà l’étude de la classification des sciences nous a démontré que l’ordre hiérarchique des conceptions est aussi l’ordre historique. Cela se vérifie dans chaque science, en particulier comme pour l’ensemble. Dans la mathématique, le parallèle est rigoureusement observable pour les plus petits détails, et on peut de même s’assurer qu’en astronomie et en physique l’esprit humain a procédé des notions les plus générales aux plus particulières ; et bien que dans une science aussi complexe que la biologie nous n’espérions pas trouver une aussi grande rigueur , néanmoins les lois de développement doivent nous porter à étudier comment l’esprit humain a procédé dans l’élaboration de cette science.

L’anatomie de l’homme a-t-elle débuté par l’étude des os, des muscles et des nqrfs? en aucune

62 HISTOIllE DE LA DlOLÜÜlE, — 11® EAttTlE.

façon; pas plus que la mathématique n’a commencé par l’étude des surfaces, ou la physique par celle de l’électricité. Les dissecteurs modernes diront que, pour connaître des muscles, il faut savoir disséquer; cependant je doute qu’il soit permis de suspecter l’habileté des anciens à cet égard, quand nous voyons Alcméon, d’après Chalcidus (1), disséquer l’œil et l’oreille, et découvrir la trompe qu’Eustache a retrouvée au 16*' siècle, et Empédocle, au rapport de Plutarque(2), reconnaître dans l’oreille une construction en forme de limaçon. Mais, du reste, cette objection ne saurait s’appliquer à l’étude des os, qui, disséqués en quelque sorte par la putréfaction des corps, devaient fréquemment s’offrir à l’observation. Je ne pense donc pas qu’on doive juger la marche de l’esprit humain par des considérations aussi spéciales. Les organes de l’économie animale qu’on a connus en premier lieu sont tes viscères, c’est-à-dire les organes de la nutrition, puis les organes de la génération ; et il est très-remarquable de voir qu’ Aristote lui-même a pu concevoir l’organisme, ainsi que je le démontrerai plus loin,

(1) Comment, in Timæum, Platonis Dialogum, p. 340.

(2) De Placilis philosophorum, 1. IV, c. xvi.

HISTOIRE RT SYSTÉMATISATION DE l’aNATOMIE. 63

tout en ayant sur les os et les muscles des idées très-inexactes. 11 croyait, en effet, que tous les os proviennent de [l’épine, qu’il y a trois sutures à la tête masculine et une seule au crâne de la femme, etc., etc. Quant aux muscles, ils n’ont été étudiés ni par Hippocrate, ni par Aristote, ni par les auteurs hippocratiques , et dans Galien même la myologie est extrêmement incomplète.

Cette direction particulière de l’anatomie préparatoire est des plus caractéristiques : on y voit la généralité des organes de la vie végétative instinctivement consacrée, malgré la plus grande facilité qu’il y avait à étudier les organes de la vie de relation, dont les formes plus spéciales et mieux déterminées se prêtent davantage à une étude élémentaire. Nous voyons même, à la fin du moyen âge, l’anatomie consister encore essentiellement dans l’élude des viscères; et dans l’ouvrage de Mondini (1), qui servit de modèle jusqu’à Vesale, les viscères sont les organes que l’auteur décrit avec le plus de soin, tandis que les organes de la vie de relation y sont encore très-peu étudiés. Si, à partir de Vesale, l’étude des appareils de la vie animale prend tout à coup

(1) Ânalomia Mundini, in-folio, Ven., 1495.

une grande extension, c’esl par un résultat naturel de la marche que devait suivre l’anatomie, qui, arrivant à l’exploration d’organes plus spéciaux, y acquiert bientôt une grande précision; et la facilité de l’étude d’une part, d’autre part les besoins d’une chirurgie florissante ont, malheureusement pour la philosophie anatomique, entretenu jusqu’à nos jours une désastreuse prépondérance des organes de la vie de relation, assez marquée pour que des anatomistes en grande faveur aient méconnu entièrement la subordination si réelle des organes de la vie animale à ceux de la vie végétative.

Ces premiers résultats de l’élaboration normale de l’anatomie seraient déjà d’une grande valeur pour la méthode qu’il s’agit d’y employer, mais nous devons principalement recourir aux grandes tentatives de coordinations émanées des types historiques de cette science, afin d arriver à la fondation inébranlable du meilleur système.

Les sources principales auxquelles on peut puiser la connaissance précise delà première méthode anatomique, fondée par le grand Aristote, sont les quatre livres de ce philosophe sur les Parties des animaux, et surtout les neuf livres de

l’HisTOiRE DES ANIMAUX. Quant aux huit livres de Descriptions anatomiques indiqués par Diogène Laerce, ils devaient consister en études particulières d’anatomie, et leur perte ne saurait rendre impraticable une telle appréciation. Comme l’ouvrage De Partibüs animalium contient surtout des généralités relatives aux causes, tandis que les organes y sont indiqués très-sommairement, on peut borner l’examen à l’histoire des animaux. Ce dernier traité, au point de vue de la constitution finale de la biologie, peut être considéré comme la conception scientifique la plus hardie des temps anciens. Ce jugement n’est pas une simple répétition des justes éloges fournis par les admirateurs d’Aristote : il résulte d’une appréciation particulière dirigée par les principes exposés au commencement de mon travail. On trouve, en effet, dans la série des neuf livres de l’HisToiRE DES ANIMAUX, un Sentiment profond de l’ensemble de la biologie. Dans les trois premiers livres et une jiartie du quatrième, les animaux sont considérés au point de vue statique; dans les trois suivants, les animaux sont comparés au point de vue dynamique. Enfin, dans les deux derniers, on trouve véritablement l’étude des

milieux dans une série d’observations comparées relatives à la nourriture, à l’habitation et aux mœurs des animaux. Évidemment les faits manquaient à Aristote pour accomplir cette vaste élaboration; mais il en a parfaitement senti le plan général, et l’on ne peut bien juger l’immense mérite de cette œuvre qu’en prenant pour base, comme je viens de le faire, les perfectionnements modernes de la classibcation particulière de la biologie. J’arrive actuellement à ne considérer que les premiers livres, dans lesquels Aristote fait préalablement l’examen des parties du corps avant d’étudier les fonctions. Le premier paragraphe du premier livre contient en quelque sorte le résumé de l’ouvrage (1); Aristote y expose des généralités sur les caractères distinctifs des animaux, tirés de la composition de l’organisme, des fonctions, de la manière de vivre et du caractère. Dès le second paragraphe, on trouve une appréciation générale de l’être vivant dans laquelle les organes sont indiqués spontanément dans l’ordre de généralité et d’indépendance réciproque. Cette remarque est si importante , qu’il devient indispensable de recourir

(1] Loc. eit. de la page 1 à la page 13.

à des citations. « L’organe par lequel se prend la « nourriture, et le lieu où elle se rassemble ente suite, sont des parties communes à tous les « animaux, mais susceptibles des ressemblances, « des différences qui viennent ou de la forme, ou « de la grandeur, ou de l’analogie, ou de la pote sition. Après ces parties, celles qui sont corntt munes au plus grand nombre des animaux, « quoiqu’elles ne se trouvent pas dans tous, sont tt les organes par lesquels ils se .déchargent tt du superflu des nourritures. L’organe par tt lequel se prennent les aliments s’appelle bouche; tt celui où ils se rassemblent, ventricule et intestt tins. Les autres parties ont plusieurs dé- « nominations. Le superflu des aliments étant de tt deux espèces, les animaux qui ont des parties « destinées à recevoir le superflu des nourritures « liquides en ont d’autres pour le superflu des tt nourritures sèches; mais cela n’est pas récitt proque. Ainsi tous ceux qui ont une vessie ont tt des intestins^; mais on ne peut pas dire que tt tous ceux qui ont des intestins aient une tt vessie (1). » Aristote saisit donc avec précision le fait primordial dans l’organisation des ani-

(1) Livre 1, § 2, 1. 1, p. 13.

68 HISTOIRE UE LA BIOLOGIE. — \f PARTIE.

maux, les organes de la composition et de la décomposition. Au paragraphe 111, suivant sa marche logique, il indique, dans l’ordre de généralité, les organes de la génération. ccLes parties des- « tinées à l’émission de la liqueur séminale sont « encore des parties communes à la plupart des c( animaux. Ceux qui ont la faculté de se repro- « duire font cette émission ou en eux-mêmes ou « dans un autre individu : les premiers sont les « femelles, les seconds les mâles. Dans quelques « genres d’animaux, il n’y a point de mâle et de a femelle. La forme des parties qui servent à la « reproduction n’est pas la même dans tous. Cerc( taines femelles ont une matrice, d’autres une « partie qui en tient lieu. Telles sont les parties « les plus nécessaires à l’animal, et dont les unes (( se trouvent également dans tous, les autres « dans le plus grand nombre. »

Aristote , d’après l’édition que j’ai sous les yeux, termine ce paragraphe par une observation sur le sens du toucher, qui constitue une véritable digression, dont il n’est probablement pas coupable; car, au paragraphe IV, il reprend sa marche principale et indique la circulation, autant qu’il pouvait le faire. « 11 faut encore remar-

IlISTOiUE ET SYSTÉMATISATION DE l’aNATOMIE. ÜÜ

« quer que lousles animaux, sans exception, ont « un fluide dont la privation, soit naturelle, soit (( accidentelle, les fait périr, et des vaisseaux dans « lesquels ce fluide se forme.» Quel que soit le caractère incomplet de ces considérations générales, il ne faut pas moins y reconnaître les principes qui doivent présider à une exposition rationnelle de l’anatomie. Aristote, après avoir parcouru le premier ordre de phénomènes, passe à l’indication des organes de la vie de relation, en commençant par les organes des sens, et termine par l’examen général et comparatif des appareils de locomotion. Pour achever de caractériser les conceptions générales d’Aristote, nous terminerons ces citations par deux passages du Traité de

Page 1