‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 105 sur 296 · DE DIANE, A SYRACUSE · texte numérisé non relu

DE DIANE, A SYRACUSE

« Sur la côte occidentale de Sicile se trouve l’île d’Ortyg'ie. Ce n’est qu’un rocher; mais ce rocher, que quelques mètres à peine séparent de la terre ferme, vient s’arrondir de manière à former un des plus beaux ports de la Méditerranée. Là descendit un jour une colonie corinthienne qui avait pour chef Archias. On se retrancha dans l’île, on fit reculer les Sicules, possesseurs lég-itimes du pays, et l’on nomma la nouvelle ville Syracuse. Un pont fut jeté pour unir l’île d’Ortyg’ie à la côte, et la ville continua de s’étendre. Elle couvrit les collines voisines, monta jusqu’à leur sommet, se disposa sur ce vaste amphithéâtre, jusqu’à ce qu’elle comptât près de six lieues de tour (1). »

Pour remonter autant que possible jusqu’aux premiers essais de l’art g’rec, il faut rester dans la ville naissante que renfermait la petite île d’Ortyg’ie. C’est là que, en 1840, la commission préposée aux antic|uités de la Sicile et présidée par le duc Serra di Falco fit entreprendre des fouilles qui démasquèrent les restes d’un temple du plus ancien style.

« L’île d’Ortyg’ie était consacrée à Diane, et, comme Homère donne à Diane le nom d’Ortyg’ie, il est vraisemblable que l’île occupée par la colonie corinthienne avait pris un des noms de sa divinité protectrice. Il est donc naturel de croire que le temple le plus ancien a dû être bâti en l’honneur de Diane : dans ce temple, sans doute, était

(1) Beulé, Hist, de l’art grec, p. G7, G8.

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