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LE TEMPLE DE LA CONCORDE

Nous avons exposé, dans le chapitre précédent, le mode hexamétrique parfait dans sa simplicité la plus antique. Les Eg'yptiens l’appliquaient principalement aux périptères tétrastyles où les colonnes, sur la façade, sont très-écartées et posent sur une base larg’e fort plate. Mais, lorsqu’ils élevaient des portiques à colonnes nombreuses et serrées, la base était laissée en dehors du système, si bien que l’ordre entier, mesuré du sol du portique, avait en effet un peu plus de six modules. La hauteur de cette base varie d’un dixième à un quart de module.

Il est présumable que les architectes g’recs de Naucratis avaient connaissance de ces faits, qui, avec le temps, auront pénétré en Sicile. Ce qui est certain, c’est que l’architecte du temple d’FIercule, à Ag*!’!g’ente, a cru pouvoir user de cette latitude, et il a aug*menté la hauteur des colonnes d’environ un sixième de module.

Malg*ré cette lég’ère innovation et quelques lég’ers défauts dans les détails, l’ensemble a de l’harmonie, l’aspect est imposant, le style g’randiose. Enfin, ce temple et celui de Pæstum sont les deux meilleurs exemples du mode hexamétrique dans toute sa g-ravité. Ce sont aussi les seuls où les colonnes aient 24 cannelures. Nous les croyons à peu près contemporains (1).

(I) Le chéneau du tcini)le d’Ilciculc est d’époque postérieure.

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