LIVRE V. — CHAPITRE XI
Kig. 63. — Le Panthéon restauré par M. Paccar J.
questions qui ont eu beaueoup de retentissement. Nous parlerons d’abord des courbes que l’on croit avoir vues dans les lig-nes horizontales.
« En 1837, dit Beulé, un architecte angolais, M. Pennethorne, découvrit ce principe nouveau et vérifia une partie des courbes, en attribuant les autres aux secousses gui axaient dérangé l'économie de l’édifice.
K En 1838, deux architectes allemands étudièrent la même question. Quelques années plus tard, M. Paccard, pensionnaire de l’Académie de Rome, envoyait à l’Institut de France sa belle Restauration du P arthénon. Vers le même temps, M. Burnouf, membre de l’Ecole d’Athènes, préparait un article qui a paru dans la Revue des Deux-Mondes. Il y parlait des courbes horizontales, etc.
(( Enfin M. Penrose, architecte anglais, a publié, en 1851, un ouvrage sur les Principes de l’ architecture athénienne, où le Parthénon tient la place la plus considérable. La question des courbes n’est plus un épisode : c’est le fond, le but même du livre presque entier. Ce fut après un premier voyage à Athènes, en 1845, que M. Penrose soumit à la Société des Dilettanti ses idées et ses projets. Envoyé de nouveau en Grèce, il y travailla jusqu’au mois de mai 1847. Muni des instruments les plus exacts, M. Penrose a mesuré, avec persévérance et habileté, les déviations les plus légè]*es, les courbes les plus délicates (1). «
Voyons d’abord sur quelles bases reposent ces merveilleuses courbes tant vantées. Nous donnons la parole à M. Paccard, plus compétent que nous et non suspect , car il croyait aux subtilités de M. Penrose. Voici donc un extrait du mémoire annexé à sa restauration du Parthénon :
« Le temple étant construit sur le rocher, la première opération « devait consister à niveler l’aire destinée à recevoir les gradins. Ce « nivellement dépendait de la forme du rocher ; tantôt on refouillait, « tantôt on remplissait les intervalles qui existaient entre les parties éminentes « du rocher, afin de l’aplanir. On conçoit donc que la hauteur des fon-
(I) Beulé, Acrop. d’Afh., t. II, p. 17 à 10.