‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 177 sur 296 · CHAPITRE U · texte numérisé non relu

CHAPITRE U

Nous pensons donc que, de ces deux monuments, le moins ancien est le tombeau d’Amyntas, et qu’ils doivent être classés dans le iv' siècle plutôt que dans le irP.

On a déposé dans l’Acropole d’Athènes et dans le temple de Thésée

Fig. 82. — Tomlieau d'ordre ionif|ue.

des chapiteaux ioniques avec volutes parlaitement taillées, la spirale g’éométriquement tracée et les moulures enrichies d’ornements peints. Leur caractère est généralement moins archaïque qu’au tondjeau d Amyntas. Exécutés sur une très-petite échelle et n’ayant pu, par conséquent, appartenir qu’à des monuments de peu d’importance, dont

nous ig'iiorons la destination, ces chapiteaux sont d’un faible secours pour le sujet que nous traitons. Nous ne les croyons pas, d’ailleurs, d’une haute antiquité : l’un d’eux, plus particulièrement (1), paraît imité des chapiteaux de l’Erechthéion, ce qui nous porte à croire que tous ces frag'ments ne sont que du faux archaïsme.

Le chapiteau ionique trouvé à Sélinonte (2) est le seul frag'ment connu de l’édifice auquel il appartenait. Hittorff l’a appliqué, sans aucune autorité, à un petit temple dorique du iiC siècle (3), dont V. Baltard a fait une restauration beaucoup plus judicieuse.

Nous passons sous silence les deux monuments connus sous les noms le tombeau de Zacharie et de tombeau d’Absalon, qui ont été reconnus, avant nous, pour être d’époque romaine.

(1) Le n“ 1 de la pl. 3, AUiqne. Voyez le Voyage archcolog. en Grèce et en Asie Mineure, par Philip. Le Bas et Laiidron.

(2) Archit. ant. de la Sicile, par Ilittorü’, pl. 17.

(3) Ibid., pl. 16.

Page 1