CHAPITRE V
l’ordre lüMQLE. QUATRIEME ÉPOQUE.
Ij ÈrecJithéion.
« L’histoire ne nous dit pas à quelle époque ce temple fut construit. Nous savons seulement qu’en 409, la 2P année de la g'uerre du Péloponnèse, il n’était pas encore achevé. Sa beauté l’a fait attribuer à Périclès, malg-ré le silence décisif de Plutarque, qui décrit long-uement tous les travaux entrepris sous son administration. Mais cette beauté même est d’un caractère trop différent des chefs-d’œuvre de ce temps, pour qu’on puisse ainsi les confondre. Il faut au moins quelques années pour passer d’une simple et g*randiose manière à la délicatesse et au raffinement. Déjà le commencement de la g-uerre du Péloponnèse me semble une époque bien rapprochée, quoiqu’une nouvelle g*énération et de nouvelles tendances eussent succédé aux vieux maîtres. Cependant on ne peut s’empêcher de reconnaître la nécessité d’une semblable supposition. Un temple qui n’a pas été commencé sous Périclès, et qui n’est pas encore achevé en 409, il faut bien placer sa construction dans l’espace intermédiaire.
(( Voici tout ce que nous savons de certain : sous l’arcbontat de Dioclès, la quatrième année de la xciÉ olympiade ( 409-408), l’Erecbtbéion n’était pas encore achevé, et les travaux étaient depuis quelque temps suspendus, peut-être depuis les désastres de la Sicile. Une commission fut nommée par le peuple pour lui rendre compte de l’état du monument, de ce qui était déjà construit et de ce qui restait encore à construire. Cette commission était composée de trois inspecteurs.