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qu’il a imag'iné l’écriture hiératique, laquelle, n’étant qu’une tachyg’raphie des hiérog'lyphes, a dû être inventée la dernière.
Ainsi se termine la série des créateurs de la civilisation. Dès les premiers siècles, l’Ég'ypte a produit ses hommes les plus illustres, et donné au monde et à la postérité ce g'rand spectacle d’un peuple eivilisé au milieu de trihus barbares ou de pays déserts.
Après l’enfantement de sa civilisation, l’Eg’ypte semble jouir paisiblement de ses nouvelles institutions. Elle est comme épuisée par la production de tant de g*rands hommes, et il s’écoule un long* espaee de temps avant l’apparition d’un personnag*e célèbre ou d’un événement de quelque importance.
Au roi Thotb, qui rég*na dix-huit ans, succéda la reine Tbméi, dont les Grecs ont fait leur Thémis. Cette reine a été divinisée, et elle est représentée sur les monuments avec les attributs de la Justiee et le sceptre en main. Puis, suivent environ trente-sept rois divinisés. Quelques-uns de leurs noms seulement sont parvenus jusqu’à nous, et l’on ig*nore entièrement leur histoire.
Ici se termine la g-rande période primitive, connue sous le nom de règne des dieux, et pendant laquelle on comptait par années lunaires de trente jours. Cette période, réduite en années ég’yptiennes de trois cent soixante-cinq jours juste, donne une durée de deux mille cent cinq ans neuf mois et cinq jours (1).
(I) Chronol. des rois d’Ég., p. 308.