CHAPITRE XI
l'ig. 99. — Cliai)iteau et entablemeut du temple de Diaue, à Magnésie du Méandre.
retrouvées du siècle d’Alexandre , ont à peine les trois quarts de la hauteur de l’architrave et sont ornées de fîg’ures.
« Dans les cymaises qui sont sur les corniches aux côtés des tem- <( pies, il faudra tailler des têtes de lion qui soient tellement disposées, « qu’il y en ait premièrement une au droit de chaque colonne, et que « les autres soient distribuées par espaces ég’aux, en sorte que cha- « cime réponde au milieu de chacune des tuiles qui forment la cou- « verture ; celles qui sont placées à plomb des colonnes , seront percées « d’outre en outre jusqu’au chéneau qui reçoit les eaux du toit; les « autres ne le seront point, afin que l’eau qui arrive en abondance ne « trouve point là d’ouverture qui la jette entre les colonnes sur ceux « qui passent... »
C’est à l’invention du chéneau , laquelle appartient à l’école ionienne, que l’on doit l’heureuse idée deprolong-er la g’rande cymaise des frontons sur les faces latérales des temples et de l’orner de têtes de lion servant de g’outtières.
Nous avons donné, page 419, comme conclusion, d’après les dessins inédits de M. Clerg-et, le meilleur exemple d’ordre ionique de l’école ionienne.