‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 3 sur 296 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

L’écriUire hiérog’lyphique, abstraction faite du sens des caractères, et considérée seulement sous le rapport fig*uratif, présente, outre les fig'Lires d’hommes, d’animaux de toute espèce, de plantes, etc., birnag’e d’objets appartenant à l’ag'riculture , à la marine, à l’industrie, aux arts, et particulièrement à la musique. Sur les parois de la plus g’rande pyramide, par exemple, on voit des tbéorbes. Enfin, les deux colonnes d’hiérog'lypbes g'ravées sur le cercueil de Mycérinus, trouvé dans la troisième pyramide, sont exécutées avec une pureté de contour qui n’a point été dépassée depuis.

On devait espérer, en trouvant des inscriptions dans des monuments d’une aussi haute antiquité, de surprendre l’écriture ég*yptienne dans son enfance; le système hiérog’lypbique s’y montre, au contraire, avec toutes ses complications et ses derniers perfectionnements.

Ainsi les Eg-yptiens, à l’époque où ils élevaient leurs merveilleuses pyramides, c’est-à-dire il y a près de sept mille ans, savaient la musique, avaient atteint dans l’art du dessin le point où ils asj)iraient, étaient déjà parv^enus, en un mot, à une civilisation avancée, et, évidemment, cet état de choses n’était pas alors nouveau

C’est ce que nous saurions depuis long-temps, si, rejetant les hypothèses des modernes, nous voulions croire les auteurs anciens.

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