‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 31 sur 296 · LIVRE IL — CHAPITRE III · texte numérisé non relu

LIVRE IL — CHAPITRE III

cessivement h toutes les époques de l’art, depuis les pyramides jusqu’aux flèches aig’uës des cathédrales du moyen âg'e.

Il existe beaucoup de variété dans la construction de ces antiques tombeaux. Les uns sont en briques crues ou cuites au soleil, comme la pyramide du Labyrinthe; la plupart sont en pierre, avec revêtements en g-rands blocs à joints horizontaux. Toutefois, il existait au moins un de ces revêtements ayant les joints perpendiculaires au plan d’inclinaison des faces, ce qui a pu permettre de commencer l’opération au sommet suivant la méthode rapportée par Hérodote (1).

Les tombeaux ég'yptiens en g'énéral, et particulièrement les pyramides, ont exercé une g’rande influence sur les monuments funéraires des autres nations. On rencontre presque partout, dans l’antiquité, des tombeaux taillés dans le flanc des montag'nes, ou des sépulcres d’une construction massive et de forme pyramidale. Parmi ces derniers, les plus célèbres sont le tombeau de Mausole à Halicarnasse, d’où nous vient le mot mausolée, et le monument que l’empereur Adrien fit érig’er pour sa propre sépulture. Toutefois ces édifices ont emprunté l’esprit plutôt que la forme des tombes ég-yptiennes, c’està-dire l’idée de durée éternelle.

Le Christianisme admet, ainsi que la religdon égyptienne, une autre vie où les bons sont récompensés et les méchants punis. L’embaumement, sans être chez nous d’un usag'e g'énéral, y est cependant quelquefois pratiqué. Pourquoi donc n’érig'erions-nous pas aussi des tombeaux d’une masse imposante et d’une longue durée?

(1) Voii’ les planches de la l)esci\ de l’Égypte , A. vol. IV eiV, relatifs aux pjTainides.

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