‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 43 sur 296 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

de leur ombre protectrice. De là, avons-nous dit, l’orig-ine de la corniche ég-yptienne. Et, afin qu’on n’en puisse douter, un vieux tombeau de Saquara (fig-. 13) nous la montre à l’état d’enfance, décorée de l’expression pure et simple du relief des solives. Ce tombeau est contemporain du roi Tancliérès, de la v“ dynastie, qui rég'na pendant la seconde moitié du xlvC siècle (1).

Dans un tombeau deSchech-Saïd (fig-. 14 et 15), la corniche de la fausse porte intérieure est ornée de cannelures à filets, de l’espèce dite rudentée. Cette corniche étant perfectionnée doit être, par conséquent, postérieure

Fig. 11. — Schech-Saïd. Tombeau n“ 3.

à la première. En effet, suivant les inscriptions, ce monument est du temps d’Apopbis, qui monta sur le trône vers l’an 3200 avant notre ère.

Les Ég'yptiens avaient l’esprit trop juste pour donner à leurs édifices relig-ieux l’apparence d’une construction vulg’aire et périssable. S’ils empruntèrent l’idée du couronnement des temples à une forme produite par la nécessité, ils la dégaiisèrent en imitant la courbure g^racieuse des palmes du dattier, courbure sur laquelle l’imag-e des solives se transforma en cannelures. Et sur ce riche fond de canaux se dessina, plus tard, le disque ailé, symbole de la toute-puissance divine.

(I) De l’an 4349 à l’an 430.3 av. J. -G.

Ain si que la corniche, la colonne fut soumise à certaines causes locales dont les résultats lui imprimèrent une forme, une physionomie qu’elle ne perdit plus. Un usag-e remontant jusqu’au règ-ne d’Osiris et même au delà produisit la principale de ces causes.

Fig. 15.

On fit dès la plus haute antiquité, en Égypte, des édicules d’or, selon les textes g’recs, mais ornés plus vraisemhlahlement de feuilles d’or battu, fixées sur le bois. Ces édicules sont souvent figurés dans la décoration des temples et des tombeaux de toute époque. C est, nous le

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