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LIVRE III. — CHAPITRE PL

des monuments éthiopiens, dura au moins jusqu’au règrie d’Aménophis III, inclusivement.

Le règ’ne entier d’Amosis fut consacré à reconstituer en Ég’ypte un gouvernement régulier et à relever les édifices religieux renversés par les Barbares.

La période de trois siècles et demi comprenant la xviii” dynastie est la plus glorieuse et la plus féconde en grands et beaux monuments. Délivrée d’une odieuse oppression, l’Egypte put accomplir de nombreuses excursions militaires, soumettre à sa domination tous les peuples de l’Asie occidentale et leur imposer de riches tributs.

a Alors existaient des communications suivies et régulières entre l’empire égyptien et celui de l’Inde, le commerce ayant une grande activité entre ces deux puissances. Il est impossible d’ailleurs d’expliquer le nombre et la magnificence des anciens monuments de l’Egypte, sans trouver dans ses conquêtes et dans l’antique prospérité commerciale de ce pays la principale source des énormes richesses dépensées pour les produire.

« Quant à l’état intérieur de l’Egypte à cette grande époque, tout prouve que les arts et les sciences y étaient portés à un très-haut degré d’avancement. Tous les genres d’industrie furent pratiqués par les anciens Egyptiens, et leur commerce avec les autres nations plus ou moins avancées, qui formaient le monde politique de cette époque, avait pris un grand développement.

« Le bien-être intérieur de l’Egypte était fondé sur les progrès de son agriculture et de son industrie. On découvre à chaque instant dans les tombeaux de Tbèbes et de Sakkarab des objets d’un travail perfectionné, démontrant que ce peuple connaissait toutes les aisances de la vie, toutes les jouissances du luxe. Aucune nation ancienne ni moderne n’a porté plus loin que les vieux Egyptiens la g’randeur et la somptuosité des édifices, le goût et la recherche dans les meubles, les ustensiles, le costume, la décoration.

« Telle fut l’Egypte à son plus haut période de splendeur connu (1). »

(1) Champollion, Lettres d’Égypte, appendice, p. 4i0 à 44a.

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