DES TEMPLES
Temples à antes.
« Une sorte de notoriété historique établit l’existence de plusieurs emprunts faits à rÉg*ypte par la Grèce. Il est naturel de penser, en effet, que celle-ci ayant adopté les rites sacrés des Eg'yptiens, cette conformité dut produire une assez g-rande ressemblance entre des édifices consacrés aux mêmes dieux, destinés aux mêmes usag’es. Pausanias fait souvent mention des vastes enceintes qui environnaient les temples grecs, et ce g*enre de disposition fut une imitation de l’Eg-ypte. Ces enceintes étaient ég’alement précédées de propylées qui annonçaient majestueusement l’entrée du temple. On y plantait, comme en Ég*ypte, des arbres de toute espèce. On les ornait de même d’un nombre infini de statues, et de même des chambres destinées, soit aux prêtres, soit à des pratiques relig*ieuses, étaient renfermées dans cet espace sacré. L’Adytum ou le Sacrarium répondit au sécos ég’yptien, autant par sa petitesse que par sa destination. C’était dans cette partie la plus reculée et la plus resserrée qu’était le simulacre de la Divinité. Vitruve nous a conservé encore un rapport entre la Grèce et l’Eg*ypte. Il prescrit, pour la disposition des temples, de les tourner du côté de l’orient ou du côté du fleuve, ainsi, dit-il, que cela se pratiquait à l’ég-ard du Nil (I). r
Toutefois, les Grecs ont moins imité peut-être la disposition g’éné-
(1) Vitruve, liv. IV, cliap. v. Quatremôre de Quincy niant la plaj)ai't des emprunts faits par les Grecs à rarcliiteclure égyptienne, nous avons pris à dessein ce préambule dans son État de rarchilecture égyptienne , p. 22a, 2a3 à 2ao.