‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 57 sur 296 · TEMPLE AU SUD DE TEFAH. TEMPLE AU NORD DE TEFAH · texte numérisé non relu

TEMPLE AU SUD DE TEFAH. TEMPLE AU NORD DE TEFAH

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15 mè-tres

Fig. 21. — Temples à antes.

Nous savons par l’inscription de Uosette qu’il existait en Égypte des temples du premier, du second et du troisième ordre. Les plus petits temples sont, pour la disposition du plan, semblables à l’espèce nom-

mée par Vilruve temple à antes, c’est-à-dire « ayant sur la face du devant deux colonnes seulement entre les antes des murs (1) ».

Cette disposition simple ne se rencontre g’uère qu’en Nubie. Là, le Nil, souvent resserré entre les deux chaînes de rochers qui bordent cette partie de son eours, laisse peu de terres propres à la culture. Aucune ville importante n’y pouvant trouver place, les temples étaient en rapport avec l’exig'uïté du terrain et le petit nombre des habitants.

Ces édifices sacrés occupaient, avec leur enceinte, leurs propylées, leur dromos, tout l’espace compris entre le fleuve et la montag'ne. Souvent même, cet espace étant insuffisant, on taillait dans le roc le sanctuaire, et quelquefois le temple tout entier.

Les plus anciens prototypes des temples à antes sont les portiques à colonnes cannelées des tombeaux de Béni Hassan, dont nous avons parlé plus haut. Des dromos ou avenues de sphinx s’étendaient aussi de ces monuments jusqu’au Nil.

Les temples à antes de la Nubie sont en g-énéral de l’époque des Lag*ides ; mais Ghampollion a fait, à propos de celui de Dakkèh, l’ancienne Pscelcis, des observations fort judicieuses qui, s’appliquant à tous, expliquent celte absence apparente de haute antiquité:

« Sous le rapport historique, dit-il, j’ai reconnu que la partie la plus ancienne de ce temple (l’avant-dernière salle) a été construite et sculptée par un des plus célèbres rois éthiopiens, Erg*amènes, qui était contemporain du second Ptolémée (2), et délivra l’Éthiopie du g*ouvernement tbéocratique par un moyen atroce en ég’org’eant tous les prêtres du pays. Il n’en fit sans doute pas autant en Nubie, puisqu’il y éleva un temple, et ce monument prouve que la Nubie cessa d’être soumise à l’Ég’ypte dès la chute de la xxvU dynastie, celle des Saïtes, détrônée par Cambyse, et que cette contrée passa sous le joug* des Éthiopiens jusqu’à l’époque des conquêtes de Ptolomée Éverg-ète I", qui la réunit de nouveau à l’Ég-ypte. Aussi le temple de Dakkèh, commencé par l'Éthiopien Erg’amènes, a-t-il été continué par Éverg’ète I".

(1) Vitr., liv. III, cliap. i.

(2) Selon Diod. , liv. III, chap. vi.

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