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LIVRE 111. — CHAPITRE III

g'ueur. Cette dernière dimension est fort extraordinaire sans doute pour un plafond de pierre, mais elle n’offre aucune difficulté que ne puisse vaincre un peuple qui transportait et élevait des monolithes de trente-deux mètres de hauteur (1).

Les monoptères ég’yptiens étaient g'énéralement consacrés à Vénus- Hathôr, et paraissent avoir une g*rande analog*ie avec \ Aphrodisium des Grecs, qui n’était le plus souvent qu’une chapelle dédiée à Vénus. Ces petits temples helléniques étaient ordinairement circulaires, comme celui de Jupiter et Vénus olympiens à Sparte (2), et probablement monoptères, avec porte et treillis en marbre dans les entre-colonnements, tels que ceux qu’on voit représentés sur plusieurs bas-reliefs antiques.

Quoi qu’il en soit, le monoptère ég*yptien, qui avait aussi ses entrecolonnements fermés, comme ceux des pronaos, était certainement un Aphrodisium. Cette destination explique lasing-ularité des chapiteaux ordinairement et exclusivement employés dans cette sorte d’édifice.

Ces chapiteaux, composés de la tête de Vénus-Hathôr surmontée d’une espèce de naos ou chapelle monolithe, se voient aux plus anciennes époques sur une seule face de colonne à seize pans, comme au temple prostyle d’Elethya (3), déjà cité, ou simplement sur la face d’un pilastre comme au Spéos d’Hathôr àibsamboul (4). On le retrouve ayant deux faces et sur un fût cannelé dans un temple de Sedeïg*a publié par M. Lepsius (5).

Enfin, sous le règne de Nectanèbe I", la tête symbolique était répétée sur les quatre faces , et ce genre de chapiteau fut souvent en usage sous les Lagides, mais toujours dans des temples dédiés à la déesse Hathôr.

(1) L’obélisque de Saint-Jean de Latran.

(2) Pausanias, liv. IR, chap. xir.

(3) Lepsius, 1” part., t. R, p. 100.

(4) Gau, Nubie, pl. 56.

(3) Lepsius, 1« part., t. II, pl. 115.

§ 3. — Dyostyles.

Les dyostyles ont beaucoup de ressemblance avec les monoptères tétrastyles, mais leur destination ne nous est pas aussi bien connue. 11 est ordinairement isolé, mais quelquefois adossé aux propylées des g*rands temples au-devant desquels il forme une espèce de porche. Sa façade est dyostyle, g'enre dont il n’existe plus aucun exemple en Grèce.

Lorsque le dyostyle est isolé, il est placé en avant et dans l’axe des propylées, au centre du dromos et de l’avenue de sphinx, comme au g'rand temple de l’est à Nag*a, près de la capitale de l’Ethiopie. Celui-ci est un véritable monoptère. Un monoptère tétrastyle est disposé de même au temple de Denderah.

Nous donnons ici, comme exemple, d’après Gailliaud, Voyage à Méroé, le plan du temple de Nag*a avec son dromos.

Fig. 2i. — Plan du temple de Naga avec son di-omos.

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