LIVRE III. — CHAPITRE V
l’art en Ég’ypte, c’est-à-dire aux règ’nes des rois de la xviii* dynastie, depuis Amosis, le premier, jusqu’au treizième, Séthos I" (Méiamoun) inclusivement. La décadence commence avec Rbamesès le Grand, fils de Séthos Méiamoun, et se manifeste surtout sous les rois de la xix“ dynastie.
D’après ce qui précède, on peut établir en principe que : non-seulement 7;^ le'i colonnes sont nombreuses, pim elles sont serrées, mais encore que plus elles sont serrées, plus les colonnes augmentent de hauteur pyroportion-
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Fig. 30. — Tombeau de Gi.^^eh. Chapiteau,
nelle, et plus le diamètre diminue, ce qui accélère doublement une marche constante vers l’élég'ance.
Le mode ogtométriqüe est le plus ancien; nous l’avons sig-nalé dès l’enfance de l’art. Les piliers carrés ayant six modules de hauteur, l’architrave un module, et une espèce de corniche en chanfrein, aussi un module, cet ensemble constitue un véritable mode octométrique.
Un ancien tombeau hemi-spéos de Giseh (1), dont le portique seul a été construit, est empreint d’un style très-archaïque. L’architrave et le dé sont taillés dans le même bloc et le joint se prolong-e jusqu’au listel circulaire du chapiteau. La saillie de la corniche est détruite, mais sa
(1) Publié par M. Lepsius, t. I, pl. 27.
hautGur était d un module. G est le plus ancien exemple de colonne en pierre à chapiteau imitant la fleur de lotus épanouie.
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Fig. 30 bis. — Tombeau de Giseh. Vue perspective et plan.
Ce portique est composé de quatre colonnes, et sa proportion est ennéamétrique. Les tombeaux étant imités de l’habitation, il est fort pré-