LIVRE III. — CHAPITRE V
SLimable qu’on y portait l’élég’ance des colonnes plus loin que dans les édifices sacrés, toujours d’un caractère g'rave. Nous ne croyons pas que pour les temples on ait dépassé le mode octométrique.
Gliampollion a sig’nalé plusieurs temples érig’és par Thoutlimosis Meplirès, cinquième roi de la xviii' dynastie, lesquels, ayant été renversés par Gambyse, ont été réédifîés sur le même plan par les Lagâdes et consacrés aux mêmes dieux. Le style de ces temples est parfaitement ég'yptien, les Ptolémées n’ayant modifié que la décoration et surtout les inscriptions. G’est dans ces monuments que se trouvent les meilleurs exemples du mode octométrique. Les vastes pronaos de ces temples ont leur plafond soutenu par des colonnes dont les chapiteaux imitent, soit la fleur épanouie du lotus, soit le palmier, soit enfin, lorsque le femple était consacré à Vénus-Hatbôr, de chapiteaux composés de la tête de la déesse surmontée d’un naos. Dans les façades, ces colonnes, couronnées de leur entablement, constituent un ordre se divisant en hvit parties, les colonnes ayant six modules de hauteur et l’entablement toujours deux. Le diamètre est de moins d'un module, comme dans le mode beptamétrique,
Le temple de la Victoire sans ailes, à Athènes, est octométrique.