DES GRANDS TEMPLES
Première par lie.
« C’est dans l’érection des temples et dans la diversité de leurs formes cpie le g*énie de chaque peuple semble avoir épuisé tout ce qu’on peut imagâner de propre, en architecture, à élever le sentiment et l’esprit des hommes au niveau de la g’rande idée que l’ouvrag'e de l’art doit représenter (1). » Nul peuple n’ayant su mieux que les Ég*yptiens exprimer cette idée et donner aux édifices religieux plus de solidité, de g’randeur et de magnificence, il serait fort intéressant de les étudier dans tous leurs détails. Malheureusement nous n’avons pas de description assez complète pour nous g’uider dans l'appréciation de ce g’rand ensemble qu’on appelle un temple ég’yptien. Strahon ne donne qu’une idée sommaire de ces monuments, encore sa description ne s’applique-t-elle qu’à une seule localité.
« La construction des édifices sacrés à Héliopolis, dit-il, offre cette disposition ;
« l’entrée du téménos (enceinte g’énérale) on voit une avenue pavée dont la larg’eur est d’environ un plèthre (2) plus ou moins, et la longueur triple (il y a des temples où cette longaieur est quadruple et même plus considérable); on l’appelle dromos (c’est-à-dire la carrière), expression dont se sert Gallimaque lorsqu’il dit: Voilà le dromos sacré d'Anifùis. Dans toute la long’ueur et de chaque côté règme une suite de
(1) Qiiati'enière de Quincy, ])iet., t. H, ]). oUT.
(2) 100 pieds égypt. ou 3O">,80i.