‹ Histoire et théorie de l'architectureChapitre 86 sur 296 · LIVRE IV. — CHAPITRE I · texte numérisé non relu

LIVRE IV. — CHAPITRE I

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qu’aux Toscans modernes, qui en ont tiré un exeellent parti à l’époque de la Renaissance. Les corniches en bois de plusieurs palais de Florence et de Sienne ont une g*râce toute particulière, et ne le eèdent en richesse à aucun couronnement de pierre des g*rands palais (1).

Enfin, on retrouve dans V atrium toscan le earactère primitif de ce g’enre de construction.

On entend par atrium, eomme on sait, une espèee d’édifice ayant une cour au milieu, et formant la partie antérieure de la maison. Ce lieu était ouvert à tout le monde. \Jatrium tosean était celui dont la toiture, inclinée de tous côtés vers le centre de la eour, était soutenue seulement par quatre poutres se croisant à ang“les droits; le milieu restait ouvert et se nommait compluvium. Au-dessous était une espèce de petit bassin carré qui recevait les eaux versées par les pentes des toits; on l’appelait impluvium.

\Jatrium toscan fut le seul dont on se servit dans les premiers temps; et c’est sans doute un atrium de cette espèce que Pline désigne par l’épithète de ex more veterum (2), « à la manière des anciens «. On en a retrouvé un g-rand nombre à Pompéi.

VI impluvium, les trous des poutres et des ehevrons, parfaitement eonservés, ne laissent rien à désirer pour en faire la restauration. C’est d’après ces données et la description de Vitruve que Mazois a tracé la figxire qui représente la charpente atrium toscan, avec le nom ancien de toutes les parties qui le composent.

Telles sont les notions parvenues jusqu’à nous sur la disposition et les diverses applications du système primitif de l’ordonnance toscane.

(1) Voir dans VArchit. toscane par Famia et Grandjeaa : Palais via dei Pandolfini , pl. 23; palais Guadagni, pl. 29; et surtout la loge du palais Nicoliui, pl. 70, 71, 72. (Voir p. 187.)

(2) Pline, Sec,, lib. II,epist. 17.

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