LIVRE I". — CHAPITRE III
tombeaux dans Jes montag’nes. Les tombeaux des rois, à Thèbes, sont postérieurs aux pyramides de plus de dix siècles. Les temples souterrains d’ibsamboul, en Nubie, érig*és par Rhamsès le Grand, sont, par conséquent, postérieurs à la plupart des g’rands édifices de Thèbes ou leurs contemporains, ils sont enfin postérieurs de dix mille ans au règ*ne de Phtha.
Loin que les édifices construits à ciel ouvert soient rimitation des souterrains, ce sont les premiers tombeaux taillés dans le roc qui ont, au contraire, imité en partie le mode de construction des maisons, ainsi qu’on peut le voir aux hypog’ées de Beni-Hassan et de Memphis.
Et voilà comme, en mettant des hypothèses à la place des faits, on travestit l’iiistoire.
Phtha, dans les inscriptions hiérogdyphiques, est qualifié de « Roi des deux mondes terrestres » , et aussi du titre synonyme, plus explicite, de « Roi de la Haute et de la Rasse-Égypte » . Le premier de ces titres, qui s’est perpétué comme toute chose en Ég’ypte, était sans doute plus vrai alors que les rives du Nil nourrissaient, sinon les seuls hommes qui habitassent le gdobe, bien certainement les seuls qui fussent civilisés.
Phtha portait aussi le titre d’ «Instituteur de la royauté » ; il est quelquefois représenté sur les monuments en costume de Pharaon, ayant pour attributs un sceptre et un nilomètre.