Ferrières, Mém., III, G; Diuiiouriez, Mém
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de regretter l'ancien régime. Ainsi que le constate un contemporain', l'agitation fut extrême dans la plupart des assemblées électorales, et les aristocrates ou ceux qui passaient pour tels durent, par prudence, s'abstenir d'y paraître. En maint endroit on les soumit à des perquisitions domiciliaires, on désarma ceux qui étaient officiers dans la garde nationale, on les empêcha de se grouper en comités électoraux, et Mallet du Pan pouvait écrire avec vérité dans le numéro du 3 septembre 1791 du Mercure de France : « Par les violences exercées sur les opinions, plus de la moitié des Français sont forcés de déserter les assemblées primaires, abandonnées aux hommes qui ont le moins d'intérêt à Tordre public, à la stabilité des lois, le moins de propriétés, le moins de part aux contributions publiques. » Élue dans ces conditions, l'Assemblée Législative comptait une énorme majorité de démocrates. Ils se proposaient « de défendre les intérêts de la nation contre une cour perfide; » ils arrivaient à Paris « armés de préventions et de vues hostiles contre le malheureux Louis XVI et contre sa cour^. » Quelques-uns d'entre eux étaient républicains : en effet, les idées républicaines qui auparavant ne hantaient que de rares cerveaux, avaient fait d'immenses progrès depuis la tentative d'évasion du roi. « La plupart, sans être prononcés contre la monarchie, l'étaient contre la cour, contre l'aristocratie, contre le clergé, ne rêvaient que conspiration et ne croyaient pouvoir se défendre qu'en attaquant-'. » Presque tous étaient jeunes et exerçaient, lors de leur nomination, des fonctions électives* : celles d'ad-