Dumouriez, Mém., 1, 386; 11, 4, 10, ll.j
Lyon le conseil municipal avait été contraint par la populace à taxer le pain, la viande, le beurre el les œufs tort au-dessous de leurs prix, de vente ordinaires; que la ville de Rouen était « réduite à la plus grande détresse », parce que les habitants du Havre, « sous le prétexte qu'ils manquaient du nécessaire », s'étaient opposés au départ d'un chargement de 4.500 quintaux de grains destinés à Rouen; que les ofliciers municipaux de Dunkerque avaient retenu un navire, qui aurait dû partir pour Nantes avec une cargaison de blé; qup. dans le but d'assurer leur consommation, beaucoup de villfs ><i livraient entre elles à une concurrence dangereuse qui, en faisant hausser le prix des denrées, en rendait l'achat plus difficile; qu'en outre les préposés de l'administration des subsistances militaires parcouraient les campagnes et forçaient à main armée les cultivateurs à leur fournir des grains, qu'ils payaient d'ailleurs à nimporte quoi prix ; enfin, que la pénurie et la clierté des subsistances étaient si grandes dans beaucou]) de départements, que pour y parer dans une certaine mesure, une somme de H millions de livres devrait être consacrée à acheter des grains. En outre, Roland ne manqua pas une occasion de signaler à la Chambre que la principale cause de la disette dont on se plaignait, devait être cherchée, dans les obstacles mis à la libre circulation des produits de la terre '. Mais les Conveationnols no jugèrent pas à propos de modifier la législation qui, en définitive, laissait le pouvoir central sans autorité et s'en remettait à l'énergie fort problématique des municipalités, du soin de faire respecter l'ordm public. La seule ri'ssource du ministre était donc de s'adresser au bon sens et à la sagesse des citoyens; c'est ce fpiil lit. Le ^51 octobre, il leur adressa une proclamation, oii il cherchait à les convaincre que les inqui(''ludes po[)ul;iir<'S au sujet des