Motiiteitr du Ki mars
but est de soulever les départements de rancienne Bretagne a été découverte ^ : que la ville de Nantes est sur le point de manquer de vivres et que la question des subsistances y cause de grandes inquiétudes; qu'une insurrection formidable a éclaté dans les départements de la Vendée, des Deux- Sèvres, de la Loire-Inférieure, que la ville de Cholet a été prise et incendiée par les paysans révoltés, qu'ils ont livré plusieurs combats aux troupes républicaines, qu'ils mena cent Nantes d'un siège, qu'ils sont maîtres des districts de Paimbœuf, Clisson, Ancenis, Guérande, Macbecoul,Savenay, que 1 insurrection s'est étendue aux départements de Maineet-Loire, lUe-et-Yilaine, Côtes-du-Nord ; que, dans la Haute- Loire, plusieurs milliers de paysans armés tiennent la campagne aux environs du Puy, et que des soulèvements partiels se sont produits dans les Bouches-du-Rhône -.
A l'extérieur les choses se gâtaient également. Le 21 mars le ministre Beurnonville communiqua à la Convention une lettre de Dumouriez, dans laquelle ce général racontait la défaite qu'il venait de subir à Nerwinde ; il annonçait que son armée était en retraite et que sa retraite pouvait être inquiétée, « dans un pays dont nous avons soulevé contre nous les habitants par le pillage et l'indiscipline » ^ Ceci était grave et fut confirmé le lendemain par Camus, l'un des commissaires de l'assemblée prés l'armée de Belgique. « Le général Dumouriez, déclara-t-il, a raison de
1. Dans son rapport sur cette conspiration, Lasource raconte qu'elle a pour instigateurs « le furieux Burke, l'insolent Grenville, le ruachinateur Pitt » ; il expose que « ces audacieux calomniateurs sont traduits devant le tribunal de l'opinion publique », et il termine en disant : « Qu'ils tremblent, ces conspirateurs contre le genre humain! «Jamais encore ou n'avait parlé en pareils termes des ministres d'une grande nation. Et Lasource était un modéré 1